Suivez aussi
l'actualité du Sud de la
France sur le
Twitter de @ecom_news
INFORMATIONS NATIONALESACTUALITÉECONOMIEPOLITIQUEÉCHANGES MÉDITERRANÉENSDÉCIDEURS

///   Trump à la Maison-Blanche, quelles conséquences pour le Moyen-Orient ?

par Karl Demyttenaere le
L’élection du milliardaire Donald Trump en novembre dernier pourrait avoir d’importantes conséquences sur les équilibres (et déséquilibres) du Moyen-Orient. Ecomnews Med analyse les éventuelles conséquences dans cette partie du monde.

Donald Trump

Il doit rentrer à la Maison-Blanche le 20 janvier mais déjà Donald Trump et sa future politique étrangère suscite intérêt et interrogations.

Faux interventionniste et vrai protectionniste ?

Bien qu’ayant soutenu les interventions en Irak et en Libye, le magnat de l’immobilier semble s’orienter vers une politique davantage isolationniste. Certains observateurs affirment qu’il va pousser encore plus loin le désengagement des Etats-Unis au Moyen-Orient, s’intéressant aux questions de politiques étrangères que si elles ont un impact à l’intérieur des frontières américaines

En effet, une des mesures qui inquiète le plus dans la région est la volonté d’interdire à tous les musulmans l’accès au territoire américain pourrait faire le plus de dégâts. Mais l’ancienne star de la TV réalité pourrait ne pas la mettre en application.

L’inquiétude des dirigeants de la région naît aussi du manque d’informations sur la ligne que compte adopter Donald Trump. Un « brouillard » dans une région instable depuis 5 ans et où chaque action des États-Unis peut entraîner un changement de l’équilibre de force entre les deux puissances rivales, l’Arabie Saoudite et l’Iran, ainsi que leurs satellites.

Une élection faisant la joie de certains 

Deux dirigeants de la région ont vu dans cette élection une bonne nouvelle : Bachar El-Assad et Abdelfattah Al-Sissi. Ce dernier est le seul dirigeant arabe ayant rendu visite à Trump et le premier à lui avoir téléphoné pour le féliciter après sa victoire. 

Malgré sa volonté de se rapprocher des Russes, et donc du régime syrien, Donald Trump reste hostiles à l’Iran, autre puissance proche de Damas. Son hostilité à Téhéran lui a fait d’ailleurs promettre de renégocier l’accord sur le nucléaire. Sous l’impulsion de Trump, Washington va-t-il pouvoir pour autant ménager le binôme Poutine-Assad tout en luttant contre Téhéran ?

Paradoxalement c’est son grand rival dans la région, l’Arabie Saoudite, qui pourrait le grand perdant. Victime d’un refroidissement de leurs relations avec Washington pendant les deux mandats d’Obama, Riyad misait beaucoup sur la victoire de la candidate démocrate Hillary Clinton, avec qui ils entretenaient de bonnes relations lorsqu’elle était Secrétaire d’Etat.

A ce poste, le nouveau locataire de la Maison-Blanche compte nommer Rex Tillerson, un texan de 64 ans, ayant été PDG d’ExxonMobil durant une décennie, une des entreprises pétrolière et gazière les plus puissantes au monde. Cet homme d’affaires avisé est aussi réputé pour ses nombreux liens en Russie, un élément sans doute non-négligeable pour comprendre la future politique étrangère de la 1ère puissance mondiale au Moyen-Orient.

Pour mieux comprendre les équilibres géopolitiques et économiques dans la région, découvrez notre interview de Jean-Louis Guigou, président et fondateur d'Ipemed :

 

A lire aussi

0 commentaires SE CONNECTER
Pour commenter cet article il faut être loggé.