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///   L’agriculture au centre des préoccupations de l’Etat libanais

par Selim Ben Taziri Rosa le
L’Agriculture libanaise est menacée par plusieurs facteurs économiques et politiques. Face à cela, l’Etat soutient financièrement ses agriculteurs. Beyrouth accueille également un centre de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Un libanais fier de ses poules.

Face à la concurrence des produits agricoles européens et au blocage des voies d’exportations terrestres vers les pays du Golfe, l’Etat libanais a débloqué plusieurs dizaines de millions de dollars pour soutenir son secteur agricole au cours de l’année 2016.

L’année 2016 a été particulièrement stérile pour les agriculteurs libanais. Entre la fermeture du poste frontalier syro-jordanien à Nassib en 2015, la concurrence des produits européens redistribués vers les pays du Golf suite au boycott russe ou encore la baisse vertigineuse des prix entrainant de nombreuses manifestations, l’Etat libanais s’est vu obligé de verser plusieurs millions de dollars à ses agriculteurs.

Une caisse de pommes trois fois moins cher en 2016

De plus, la chute de la livre égyptienne, devise d’un pays absorbant plus de 70% des exportations de pommes libanaises, a nettement fait baisser le prix de la caisse de pomme qui ne coûte que 3 dollars actuellement contre 10 dollars en 2015.

En septembre dernier, des manifestations ont éclaté dans la région d’Akoura et de Tannourine au Liban. Il s’agissait des producteurs de pommes mécontents du manque d’actions politiques ainsi qu'à l’absence d'ouverture aux marchés internationaux pour la récolte des pommes produites au Liban et de la chute vertigineuse des prix de vente.

Face à ces manifestations, le conseil des ministres a débloqué environ 26 millions de dollars (24.8 millions d’euros) d’aides directes.

Une salade de fruits subventionnée par l’Etat Libanais

En outre des problèmes d’exportations de pommes libanaises, d’autre produits libanais ont connu des obstacles quant à leur distribution. En Juin dernier, le ministère de l’Agriculture libanais, Akram Chehayeb avait décidé d’interdire l’importation de fruits et légumes syriens, afin de protéger les agriculteurs libanais.

Face à cette interdiction, la Syrie, importatrice de 70% de la production libanaise de bananes, interdit officiellement l’entrée des bananes sur le territoire syrien. C’est en Novembre que les tensions se dissipent avec l’annulation des interdictions des deux parties.

Les producteurs de cerises à Ersal et à Baalbek ont de leur côté été gravement touchés par les difficultés à l’export due aux problèmes sécuritaires de leur région. Pour les aider, les agriculteurs ont bénéficié d'une aide de 6,6 millions de dollars (6.3 millions d’euros) en octobre.

Une aide extérieure pour l’Agriculture libanaise

Le président Michel Aoun a rencontré en Décembre le directeur général de l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), José Da Silva à son palais présidentiel Baabda. Il s’agit d’entretiens portant sur la sécurité alimentaire et le développement durable ainsi que sur la nécessité d'apporter une aide aux agriculteurs touchés par le conflit en Syrie.

Au cours de cette visite, le président libanais a exprimé sa reconnaissance pour la décision de la FAO d’ouvrir un bureau à Beyrouth. Ce centre technique d’excellence servira à appuyer le développement agricole durable, ainsi que la sécurité alimentaire, le commerce et les initiatives de développement rural au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Syrie, en Iran et en Irak.

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