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///   Le Nouveau Monde de Donald Trump

par Diane Janel le
Le nouveau Président des États-Unis prend ses fonctions le 20 janvier, et promet de rompre les codes de la politique américaine. Sa politique, ses méthodes, son administration, sa future diplomatie... Tout ce qu'il faut savoir sur le nouveau locataire de la Maison-Blanche.

Donald Trump

Le mandat d'Obama s'achève sur la formule « Obama no Drama », fidèle à la volonté du 44ème locataire de la Maison-Blanche qui cherchait à donner une vision du pouvoir dépassionnée et tranquille

Deux Présidents, deux méthodes

Lors de son passage à la Maison-Blanche, on a reproché à Obama la mise en place d'un pouvoir pyramidal car le Conseil de sécurité nationale était plus puissant que le Département d’état. Avec Donald Trump, c'est tout le contraire. Le nouveau Président des États-Unis n'hésite pas à multiplier les frasques, et nomme son gouvernement après une lutte féroce.

Tout d'abord, on assiste à la mise en place d'une administration hétéroclite : Reince Priebus, président du parti républicain américain, a été nommé Secrétaire général de la Maison Blanche. Stephen Bannon, l'idéologue controversé, occupe le poste de conseiller stratégique.

De même, l'influent gendre de Donald Trump, Jared kushner, est nommé comme conseiller du cabinet, au grand dam du gouverneur du New Jersey Chris Christie, et de l'ancien maire de New York Rudolph Giuliani, qui ont été écartés.

Enfin, la recherche d'un secrétaire d’État s'est soldé par une concurrence impitoyable. Mitt Romney, Kellyanne Conway et M.Giulani étaient en compétition pour le poste. Donald Trump a impliqué l'ancien directeur de la CIA David Petraeus dans la course pour finalement nommer Rex Tillerson (dirigeant d'ExxonMobil).

Obama Trump

Une transition menée tambour battant

Rarement cette période de transition , qui se situe entre le premier mardi de novembre et le 20 janvier, n'a été aussi riche. Habituellement, l'ex-président et le nouvel élu évitaient tout contentieux, ou critiques mutuelles. Mais cette fois-ci, il n'en n'est rien.

Les deux présidents sont divisés sur la question de la Chine, de la colonisation israélienne, ou encore sur le rôle de la Russie dans la campagne électorale. Donald Trump, à grand renfort de Tweets, n'a pas hésité à rompre avec la tradition de la gouvernance présidentielle. 

Une fois élu, Donald Trump a continué à utiliser l'arme qui lui a tant servi durant sa campagne : son compte Twitter. Dés le 11 novembre, il s'est attaqué à ses détracteurs : les manifestants anti-Trump, Jeff Zeleny, journaliste à CNN, ou encore Alec Balwin, qui le tourne en dérision sur NBC.

Mais le président a également posté des tweets d'une importance capitale. Le 22 décembre, il invite Barack Obama à mettre son veto à un projet de résolution de l'ONU condamnant la colonisation israélienne. Il a aussi évoqué le même jour un accroissement de l'arsenal américain. Enfin, le 2 janvier, il annonce en toute simplicité que les armes nord-coréennes n’atteindront jamais les États-Unis.

Le voile se lève sur sa future politique étrangère

Selon un document envoyé par l'équipe de transition de Donald Trump au State Department, et publié dans le  New York Times, Donald Trump envisage de modifier les rapports africano-américains. Le président s'est questionné sur le poids économique de la Chine en Afrique. En effet,  en quelques années, la concurrence chinoise s'est enracinée.

Les inquiétudes de Trump ne semblent pas infondées puisque Pékin s'est assis à la place de premier partenaire commercial en Afrique en 2009. En 2015, les exportations chinoises vers l'Afrique ont atteint 103 milliards de dollars, contre seulement 27 pour les États-Unis.

De même, les banques chinoises accordent des milliards de dollars de prêts aux pays de la région, pour la construction de plusieurs infrastructures. Si l'on en croit les données publiées par Baker and McKenzie, ces contrats ont atteint 398 milliards de dollars entre 2009 et 2014, soit une moyenne de 54 milliards par an, comparés aux 8 milliards de dollars de moyenne annuelle d'aide américaine ces dix dernières années.

Néanmoins, les États-Unis demeurent en Afrique les leaders en terme d'investissements directs étrangers devant la Chine, qui est septième. 

Une cérémonie d'investiture à son image

Le nouveau Président des Etats-Unis a prêté serment le 20 janvier sur la colline du Capitol à Washington DC. Les célébrations autour de cet évènement, passage obligé pour le nouveau locataire de la Maison-Blanche, se sont déroulées en présence des anciens Présidents Jimmy Carter, Bill Clinton (accompagné de son épouse, Hillary, candidate malheureuse face à Donald Trump) et Georges W Bush.

Comment l'ancien magnat de l'immobilier va t-il pouvoir se plier aux normes de la fonction présidentielle ? A présent, le voile est déjà partiellement levé, puisque le mandat de Donald Trump sort d'ores et déjà des sentiers battus.

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