Suivez aussi
l'actualité du Sud de la
France sur le
Twitter de @ecom_news
ALGéRIEACTUALITÉECONOMIEENTREPRISESPOLITIQUEDÉCIDEURS

///   L’Algérie souhaite émettre un emprunt domestique «halal» au printemps 2017

par Diane Janel le
Selon son ministre des Finances, Hadji Babaammi, l'Algérie envisage d’émettre un emprunt obligataire «halal» entre avril et mai 2017. Quel est l'objectif de cette initiative du gouvernement algérien ?

Alger

L’Algérie envisage d’émettre un emprunt obligataire « halal » entre avril et mai 2017, a indiqué le ministre des Finances, Hadji Babaammi, le 27 février. Après l'emprunt national "classique" réalisé en 2016, le gouvernement algérien envisage d'effectuer un emprunt national sans intérêt concernant le "hallal" et qui pourrait être lancé au printemps.

Une démarche participative

En marge d’une séance plénière du Conseil de la nation (la chambre haute du Parlement algérien), Hadji Babaammi a déclaré : « Nous sommes en train d'étudier un projet de lancement d'un nouvel emprunt obligataire pour cette année, mais sans intérêts ». La durée de cet emprunt obligataire s'étalera de trois à cinq ans et "dont les titres ne seront pas éligibles à la Bourse" a t-il ajouté. . 

Le ministre se defend de l'idée que les produits bancaires sans intérêts sont conformes à la Charia: "Moi, je n'utiliserai pas le mot "islamique", mais plutôt "participatif". Ce sont des produits qui ne sont pas rémunérés par des intérêts, mais par les rendements des projets qui seront financés".

Ainsi, l’argent provenant de l’emprunt national est destiné à l'aménagement des villes, et à l’investissement économique qui rapportent à l’Etat 8 à 9% de bénéfices. "L’Etat partage les gains avec les gens qui participent à l’emprunt" conclus le ministre.

Un premier emprunt en 2016

Pour rappel, l’Algérie avait lancé en avril 2016 un emprunt national qui a permis de mobiliser un montant de 568 milliards de dinars algériens (5,1 milliard de dollars). L'opération, appelée, "l'Emprunt national pour la croissance économique (ENCE)", avait eu lieu entre le 17 avril et 16 octobre 2016.

Le ministre des finances de l'époque, Abderahmane Benkhalfa, avait fait état d'un bilan de 568 milliards de dinars ( 5, 1 milliards de dollars) à la clôture de l’opération. "C’est un montant très important et je suis très satisfait des résultats de cette opération" avait-il déclaré.

Cette émission obligataire visait à « mobiliser des ressources disponibles et endormies dans les tiroirs » pour le financement des projets d’investissements portés par l’État. Les obligations avaient deux taux d'intérêts fixés en fonction de leur maturité : 5% pour les obligations de 3 ans et 5,75% pour celles de 5 ans. 

Pour aller plus loin, découvrez nos vidéos sur l'Algérie :

    

A lire aussi

0 commentaire SE CONNECTER
Pour commenter cet article il faut être loggé.