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///   L’Observatoire de l'Economie se demande où sont passés les amis de la Tunisie

par Ecomnews Med Redaction le
L’OTE (Observatoire Tunisien de l’Economie) se demande pourquoi les amis et partenaires de la Tunisie n’ont toujours pas honoré leurs engagements tenus lors de la conférence « Tunisie 2020 » qui avait réunit plus de 4 000 personnalités.

Béji Caid Essebsi, président de la République Tunisienne. 

L’Observatoire Tunisien de l’Economie s’interroge sur les résultats de « Tunisia 2020 »

L’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE) s’est fendu d’une analyse où il s’interroge à juste titre : « Où sont les amis de la Tunisie ? ». Ces derniers s’étaient engagés lors de la conférence internationale « Tunisia 2020 » organisée en novembre 2017, à verser 34 milliards de dinars d’ici 2020 (11,6 milliards d'euros) pour aider la Tunisie à honorer ses engagements et redresser son économie.

Plus de 4 000 personnalités avaient alors fait le déplacement pour assister à cet événement sur lequel comptaient les responsables tunisiens. Toujours est-il qu’à fin juillet, les caisses de l’Etat attendaient toujours d’être renflouées. Eclairage.

De nombreux projets bloqués

Cet appui budgétaire promis par les amis et partenaires de la Tunisie était censé « transférer directement dans le Trésor de la part de créanciers bilatéraux ou multilatéraux », indique l’OTE dans son analyse. Le ministre des affaires étrangères a d’ailleurs fait profil bas à sa sortie des deux réunions qu’il a tenues avec les parrains de « Tunisia 2020 », à savoir la France, le Qatar, la Banque Mondiale et la Banque Européenne d’Investissement (BEI) en mai et en septembre 2017.

Eymen Errais, conseiller du ministre du développement, de l'investissement et de la coopération internationale, avait affirmé en février 2017 à l'agence de presse TAP que plusieurs projets d'investissement en Tunisie étaient en suspens, dont certains avaient pourtant faits l’objet d’un accord de principe lors de la Conférence « Tunisia 2020 ».

La Tunisie contrainte de recourir aux créanciers internationaux

Face à ce désistement, et pour combler son déficit budgétaire, la Tunisie n’avait d’autres choix que de faire appel aux créanciers internationaux. Le gouvernement tunisien a ainsi contracté deux grands emprunts. Le premier, d’un montant de 850 millions d’euros (2,06 milliards de dinars), mobilisés sur le marché financier international, sera remboursé sur sept ans à un taux d'intérêt de 5,625 %. Le second s’élève à près d’un milliard de dollars (environ 2,35 milliards de dinars) auprès du Qatar.

50% de son montant est d’ailleurs destinée à rembourser un ancien prêt qatari. L’OTE se demande si ce désistement de la part des amis et partenaires de la Tunisie ne serait pas dû à une certaine résistance interne aux réformes imposées à la Tunisie en contrepartie des prêts prévus.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Tunisie :

 

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