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///   Reportage sur la crise migratoire en Méditerranée

par Juli Choquet le
A l’occasion de la Méditerranée du Futur, l’évènement qui se déroulait à Marseille le 22 novembre, Renaud Muselier président de la Région Provence Alpes Cote d’Azur (PACA) et expert du monde Méditerranéen réagissait à la plus grande crise migratoire en méditerranée. Il rappelle que le climat y est pour beaucoup et qu’à ce titre l’engagement de la région PACA pour l’environnement va dans le sens d’un apaisement géopolitique. Reportage.

Comment organiser un événement sur la Méditerranée du Futur sans parler de la crise migratoire ? Si l’événement se focalisait sur la thématique environnementale et ses répercussions économiques, la crise migratoire secoue aujourd’hui les dirigeants de l’Union Européenne et les responsables politiques des pays de la Méditerranée qui doivent faire face à ce défi humain. Renaud Muselier nous rappelle que les migrants sont « près d’un million en Jordanie, et près d’un million au Liban » ce qui a des conséquences énormes sur ces pays aux défis multiples.

Du coté de l’Union Européenne, l’accueil des migrants pose des questions politiques auxquels les nationalistes pourraient être tenté d’y répondre sous bien des formes de rejet. En ce sens, la crise migratoire transforme les perceptions politiques des pays de la Méditerranée.

Renaud Muselier précise que les dynamiques migratoires sont diverses, émergeant de motivations et de contextes régionaux totalement différents. Pour celui qui jadis siégeait au Conseil d’Administration de l’Institut du Monde Arabe à Paris, il existe les réfugiés qui fuit la dangerosité de leur vie au quotidien, et ceux « qui sont les migrants climatiques qui eux n’ont pas la capacité de continuer à pouvoir survivre là où ils sont ».

Par voie de conséquences les solutions politiques à ces différents types de migrations ne sont pas les mêmes. D’un coté les dirigeants et la communauté internationale qui s’affèrent à endiguer les dynamiques de guerres, d’« amener la paix » où Renaud Muselier ajoute « spontanément on n’a pas envie de partir de chez soi si on y est bien ». En effet l'ancien secrétaire d'Etat aurpès du Ministère des Affaires Etrangères en France rappelle qu’en son temps l’Europe a connu des vagues migratoires énormes comme celle des Irlandais, des Italiens, des Espagnols, ou des Portugais. Pour lui, « il faut amener de la gouvernance qui respectent leurs populations et arriver à créer des richesses ou des qualités de vie pour qu’ils ne migrent plus ».

Jean Yves Le Drian, Ministre Français des Affaires Etrangères présent à l'évènement de la Méditerranée du Futur le 22 novembre.

De l’autre coté, des réunions comme celle de la Méditerranée du Futur pour amener les dirigeants et scientifiques à établir des objectifs environnementaux communs pour soutenir des politiques durables et stopper le déplacement de centaines de milliers de personnes appelés « réfugiés climatiques ».

Précisons que l’événement de la Méditerranée du Futur réunissait les ministres Libanais et Tunisiens des Energies et de l’Environnement qui sont venus témoigner et faire force de proposition pour répondre aux défis climatiques. Pas sûr que dans l’immédiateté cela répondre à la plus grande crise migratoire en Méditerranée mais les politiques environnementales efficaces se doivent de prendre une vision à long terme prenant en compte les contextes géopolitiques de chacun pour définir ce que chaque pays en fonction de ses moyens et de ses difficultés peut faire.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Méditerranée :

 

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