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///   Et si l’or noir redessinait la carte du Moyen-Orient ?

par Karl Demyttenaere le
La découverte d’importantes quantités de pétrole et de gaz en Méditerranée orientale pourrait changer les rapports de force entre l’Egypte, le Liban, Israël et au-delà. Les implications de cette nouvelle donnée atteignent même l’Europe et la Russie.

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Selon le très sérieux United States Geological Survey (Institut d’études géologiques des États-Unis), le bassin du Levant, allant de la Turquie, au nord, à l’Égypte, au sud, contiendrait pas moins de 3 500 milliards de mètres cubes de gaz et 1,7 milliard de barils de pétrole. Selon d’autres experts, il y aurait deux fois plus de gaz et environ 3,8 milliards de barils de pétrole

Dans le détail, les gisements de Tamar et de Léviathan, au large des côtes d’Israël (voir notre article) sont plus vastes que beaucoup des champs gaziers de la mer du Nord et pourraient alimenter toute l’Europe pendant 2 ans. Son voisin, le champ Zohr, près des côtés d’égyptiennes (voir notre article) renferme lui l’équivalent en gaz de 5,5 milliards de barils de pétrole.

De plus, les eaux territoriales de Chypre ont également révélé une grande quantité de ressources, si bien que les efforts d’exploration se sont accélérés à proximité de l’île.

Un contexte explosif

L’analyste Kenneth Pollach a écrit dans la revue Foreign Affairs de mars-avril : « pour constater un chaos aussi effroyable que celui qui règne actuellement au Moyen-Orient, il faut remonter jusqu’aux invasions mongoles du XIIIème siècle ».

En effet, les tensions chiite-sunnite au Moyen-Orient, la guerre civile en Syrie, l’afflux de migrants au Liban ou en Turquie et la situation en Palestine avec « l’intifada des couteaux » ont fait de la région une zone plus fracturée que jamais.

Dans ce contexte, l’Égypte, Israël et le Liban pourraient devenir des pays exportateurs d’énergie. Derrière ce bénéfice économique se cache encore de nombreux litiges politiques : un conflit frontalier persistant entre le Liban et Israël, Chypre toujours une pomme de discorde entre la Turquie et la Grèce, etc.

Sans oublier que ces nouvelles sources d’hydrocarbures à proximité de l’Europe pourraient représenter une menace sérieuse pour la Russie, qui perdrait ses clients européens, alors que l’économie russe dépend beaucoup des ventes de gaz au Vieux Continent.

Les prix, facteur incontournable

La baisse du prix du baril a considérablement ralenti les efforts pour explorer et exploiter les gisements dans cette partie du monde.

Cependant, si les prix augmentent et si les nouvelles technologies permettent de réduire toujours plus les coûts de production, ces sources d’énergies fossiles en Méditerranée orientale pourraient avoir un impact sur une vaste partie du monde.

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