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///   Accès à l’eau en Méditerranée : la révolution verte est-elle pour demain ?

par Juli Choquet le
Et si les barrages, les canaux d’irrigation et les usines de traitement des eaux n’étaient pas les seuls outils dans la gestion de l’eau ? Dans son édition 2018, le rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, plaide en faveur de solutions fondées sur la nature pour améliorer l’approvisionnement et la qualité de l’eau et réduire l’impact des catastrophes naturelles. La rédaction en analyse les conséquences pour les pays de la Méditerranée.

UNESCO – ONU Eau : un partenariat nécessaire pour éviter les conflits liés à l’eau

Dans son édition 2018, le Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, qui sera présenté par la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay et le Président de l’ONU-Eau, Gilbert Houngbo, le 19 mars lors du 8e Forum mondial de l’eau à Brasilia (Brésil).

« Nous avons besoin de solutions nouvelles pour la gestion des ressources en eau afin de contrebalancer les défis émergents relatifs à la sécurité de l’eau que posent la croissance démographique et les changements climatiques.

D’ici 2050, environ cinq milliards d’êtres humains vivront dans des zones à accès pauvre en eau si nous ne faisons rien. Ce Rapport propose des solutions fondées sur la nature pour la mise en valeur de l’eau. C'est un enjeu majeur que nous devons tous ensemble relever avec une approche vertueuse afin de prévenir les conflits liés à l’eau », a déclaré la Directrice générale, Audrey Azoulay. 

« Pendant trop longtemps, le monde s’est tourné en priorité vers les infrastructures construites par l’homme, qualifiées de « grises », afin d’améliorer la gestion de l’eau" a déclaré pour sa part Gilbert Houngbo, qui préside l’ONU-Eau et le Fonds international pour le développement de l’agriculture, dans la préface du Rapport. 

Une baisse de la consommation d’eau ?

A l’échelle mondiale, on estime que la production agricole pourrait augmenter de près de 20% grâce à des pratiques plus vertes en matière de gestion de l’eau.

Une étude citée par le rapport, portant sur des projets de développement agricoles dans 57 pays à faible revenu, montre qu’une utilisation plus efficace de l’eau, un moindre recours aux pesticides et une amélioration de la couverture végétale peut améliorer le rendement agricole de 79%.

Israël par exemple a développé une technologie de dessalement de l’eau de mer utilisée dans l’agriculture mais aussi pour la consommation courante.

Les zones humides : une solution clé

Les zones humides représentent un secteur clé dans la préservation de l’environnement et l’évacuation des résidus industriels. Ceux-ci ne couvrent qu’environ 2,6 % de la planète, mais jouent pourtant un rôle hydrologique de premier plan.

Elles ont un impact direct sur la qualité de l’eau en agissant notamment comme des filtres pour retenir certaines substances toxiques liées aux pesticides, aux rejets industriels ou liés aux activités minières.

On estime que les zones humides à elles seules peuvent retirer de 20% à 60% des métaux contenus dans l’eau et retenir de 80 à 90% des sédiments contenus dans les eaux de ruissellement. Une telle solution pourrait être amenée en Algérie ou en Egypte pour pomper les résidus très polluant des industries.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Méditerranée :

 

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