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///   Maroc : Les projets phares du roi Mohamed VI en 19 ans de règne

par Rédaction Ecomnews Med le
Depuis l’accession du roi Mohammed VI au trône alaouite, le Maroc a pris des mesures importantes pour la libéralisation de son économie. On a ainsi assisté à la mise en place de mesures incitatives pour attirer les investisseurs, aux signatures d'accords de libre-échange, à l’ouverture sur de nouveaux marchés, notamment en Afrique... Le règne de Mohammed VI est aussi celui des grands projets structurants. Autoroutes, ports ou encore LGV auront fait l’actualité économique du royaume pendant ces deux dernières décennies.

Le Maroc dispose aujourd’hui de près de 1 800 km d’autoroutes opérationnelles, classant ainsi le pays en deuxième position sur le continent, derrière l’Afrique du Sud. Il couvre ainsi 11 régions du Royaume, et 70% des grandes villes du pays sont reliées par des autoroutes. Un nouveau plan autoroutier, qui s’étale jusqu’en 2035, vise à désenclaver les régions les plus reculées et les intégrer dans le processus de développement. Notons que la réalisation des 1 800 km d’autoroutes a coûté un peu plus de 55 milliards de dirhams.

#2 Tanger Med 

Le port marocain sur la rive sud du détroit de Gibraltar, à 13 km des côtes espagnoles, fête ses onze ans. Le Maroc est classé par les Nations unies à la 16e place mondiale pour le transport maritime. Il fait même mieux que l'Égypte ou l'Afrique du Sud en la matière. Avec Tanger Med, le pays entre dans le club fermé des grands pays portuaires. Ce terminal de transbordement est connecté à plus de 170 ports et 70 pays.

Il peut accueillir les plus grands porte-conteneurs. Il revendique la première place en Afrique en capacité, avec 9 millions par an, et dispute la première place en traitement (3 millions) à Port-Saïd en Égypte. « D'ici 2025, après l'ouverture d'un nouveau port, nous pourrons intégrer le top 20 mondial », affirme Fouad Brini, président de Tanger Med.

#3 Le TGV

Baptisé Al Boraq, le premier TGV marocain attend désormais son lancement officiel, prévu au dernier trimestre 2018, après plusieurs mois d'essais techniques, de pré-exploitation et d'homologation. La Ligne à Grande Vitesse (LGV) reliera Tanger à Casablanca en 2h10, contre 5h00 aujourd'hui.

Roulant à 320 Km/h, le premier TGV africain a été équipé par Alstom avec l'appui de la SNCF. Le projet de réalisation a officiellement été lancé en 2007 en présence du roi Mohammed VI et de Nicolas Sarkozy, alors Président de la République française. D’un coût global de 2 milliards d’euros, il est le fruit d'une coopération franco-marocaine, l'État français s'étant engagé financièrement à hauteur de 51% de l’investissement global.

#4 L’automobile 

Le Maroc est devenu une plaque tournante en Afrique en matière d’industrie automobile. Après l’usine de Renault à Tanger, et celle de PSA à Kenitra, le pays s’apprête à accueillir le Chinois BYD, spécialiste du véhicule électrique. Le Maroc a produit en 2017 environ 345 000 véhicules, surpassant ainsi l’Afrique du Sud, ce qui en fait le premier producteur automobile dans le continent.

De nombreuses usines sont construites ou en cours de construction dans plusieurs régions du royaume. Elles viennent ainsi renforcer les écosystèmes des projets Renault et PSA. Six de ces usines devraient permettre d’équiper les voitures de la marque au losange, tandis que treize autres devraient équiper les véhicules PSA.

#5 L’énergie verte

Le royaume est un leader en Afrique en matière d’énergies renouvelables. Le pays a lancé de grands projets, dont la station Noor, à Ouarzazate, faisant de l’utilisation des énergies renouvelables une priorité. Le Maroc vise en effet à généraliser l’utilisation de ces énergies à l’ensemble du territoire, dans l’objectif de porter leur part à 42% de la capacité totale du pays à l'horizon 2020.

L’éolien enregistre à son tour une progression remarquable, grâce notamment au programme piloté par l’ONEE, qui vise une capacité de 2 000 MW à l’horizon 2020. Le Maroc prévoit d'investir plus de 30 milliards de dollars dans les énergies renouvelables dans les quinze prochaines années.

Pour ce qui est de l’économie dans sa globalité, le Maroc attend toujours « un sursaut », pour reprendre les mots de M. Abdellatif Jouhari, gouverneur de Bank Al-Maghrib, à l’occasion de la remise au roi du rapport annuel de la Banque centrale sur la situation économique. Si le taux de croissance (4,1 %) est relativement satisfaisant, il reste toutefois largement tributaire des conditions climatiques et de la conjoncture économique mondiale.

Pour ce qui est des équilibres macroéconomiques, le déficit budgétaire continue de s’alléger (3,6% du PIB en 2018). Même son de cloche pour le déficit du compte courant qui revient à 3,6% également. Les réserves internationales nettes permettent de couvrir près de dix mois d’importations.

Si le Maroc a réalisé des avancées notables, notamment pendant la dernière décennie, « le rythme du progrès reste en deçà des attentes », notamment à cause « d’une activité non agricole lente », notent nos confrères de Ledesk. 

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Maroc :

 

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