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///   Baisse de l’aide américaine à l'UNRWA : la situation est critique

par Rédaction Ecomnews Med le
L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui vient en aide à plus de 5,4 millions de Palestiniens réfugiés, se plaint d’un manque de financement qui pourrait affecter ses activités à partir de ce mois. Le manque à gagner, estimé à 250 millions de dollars, est en grande partie dû à la réduction drastique de l'aide américaine. Pierre Krähenbühl, le chef de cette agence onusienne, a même jugé cette crise financière comme étant « la pire que l'agence ait connue depuis sa création en 1949 ».

L’Unrwa a décidé de licencier plus de 250 employés à Gaza et en Cisjordanie, après le gel de l'aide américaine à l'organisation internationale. Dans un communiqué, le porte-parole de l'UNRWA Chris Gunness a affirmé que "154 employés palestiniens en Cisjordanie et 113 dans la bande de Gaza sont concernés par cette décision".

Pierre Krähenbühl estime que la menace la plus immédiate concerne le financement de l'aide alimentaire d'urgence aux Palestiniens démunis à Gaza, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Un retard dans l'ouverture des écoles gérées par l'agence, qui accueillent plus d'un demi-million d'étudiants palestiniens, n’est également pas à exclure.

Historiquement, les États-Unis étaient toujours parmi les plus grands donateurs de l'Unrwa. Mais cette année, l'administration Trump a considérablement réduit sa contribution, qui est passée de plus de 360 millions de dollars en 2017, à environ 60 millions de dollars, soit une baisse de plus de 80 %.

Les responsables de l'administration Trump ont déclaré que le rétablissement de l'aide dépendait en partie de changements structurels au sein de l'agence pour la rendre plus efficace et responsable. Ils ont également déclaré que d'autres pays devraient assumer une plus grande part du fardeau financier.

L'administration américaine est ainsi accusée d’attiser les tensions et de favoriser Israël, suite notamment à la reconnaissance, en décembre 2017, de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu.

Mais les responsables américains ont rejeté les accusations selon lesquelles la décision de réduire l'aide était politique. Krähenbühl a déclaré que les responsables de l'agence maintiennent des voies de communication avec certains responsables de l’administration Trump dans l'espoir de les convaincre de renoncer à cette décision. Néanmoins, le chef de l’Unrwa ne cache pas son scepticisme en affirmant qu’il n’avait reçu " aucune indication que la décision changerait cette année ".

Washington pointe le besoin chronique d’argent de l’Unrwa

Israël, qui s'est félicité de la décision de Washington de réduire l'aide américaine à l'Unrwa, a longtemps critiqué l'agence, l'accusant de partialité anti-israélienne et de perpétuer la dépendance des palestiniens aux aides internationales.

Des accusations que les responsables de l'agence réfutent en bloc. Depuis que Washington a annoncé, mi-janvier 2018, la réduction de financements destinés à l'agence onusienne, d'autres pays ont pris le relai, notamment l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar, qui ont chacun contribué à hauteur de 50 millions de dollars en guise de financement d'urgence.

Les responsables américains n'ont pas encore précisé les changements qu'ils voudraient voir dans une éventuelle restructuration de l'Unrwa, mais ils ont vertement critiqué ce qu'ils ont qualifié de « besoin chronique de plus d'argent » de la part de l'agence.

 

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Palestine :

 

 

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