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///   La crise Américano-Turque pousse Erdogan vers de nouveaux partenaires

par Sami Bouzid le
Alors que la pression américaine s'accentue sur l'économie turque et que la livre turque ne cesse de dégringoler (20% plus bas qu' à la mi juillet ) , le président turc a martelé sa volonté de ne pas céder et se tourne vers d'autres partenaires, comme l'Union Européenne le Qatar ou encore la Russie.

 

Depuis plusieurs semaines, déjà, la tension entre la Turquie et les Etats-Unis ne cesse de croître. Washington exige la libération du pasteur Brunson, accusé par Ankara d'espionnage, et applique des sanctions commerciales qui ont fortement perturbé l'économie du pays.

La Turquie répond par des sanctions et refuse de se laisser faire dans ce qui ressemble de plus en plus à une guerre d'égos entre Trump et Erdogan. Ainsi , la livre turque a perdu depuis le début de l'année près de 40% de sa valeur face au dollar américain. Mais les récents soutiens d'Angela Merkel, de l'émir Al Thani du Qatar et d'Emmanuel Macron pourraient offrir une sortie de secours à la Turquie d'Erdogan.

De nouveaux partenaires en vue ?

Si la crise entre les deux partenaires continue, plusieurs acteurs pourraient profiter de cela pour rabattre les cartes géopolitiques dans la région. Alors que la guerre commerciale déclarée par Donald Trump est très largement à l'avantage des Etats-Unis, la donne géopolitique et stratégique, est sensiblement différente.

En effet, la Turquie reste pour l'Europe un partenaire privilégié, notamment dans le contrôle des flux migratoires et la lutte contre l'Etat Islamique. Le Président français a d'ailleurs souligné après un entretien avec Erdogan « l'importance de renforcer les relations économiques entre les deux pays ». Son ministre de l'Economie Bruno Le Maire lui a emboîté le pas après un entretien avec son homologue Berat Albayrak, gendre d'Erdogan, et puissant ministre de l'Economie. Des réactions dont l'impact a été immédiat avec une hausse de la livre turque , passant de 0,15 euros pour une livre turque à 0,28 euros.


Dans le même sens, le Qatar par la voix de l'émir Al Thani a promis d'investir près de 15 milliards de dollars dans le pays . Un retour d'ascenseur à l'allié turc qui fut un des rares soutiens l'an dernier lorsque plusieurs pays du golfe ont rompu leurs relations avec Doha.

L'Allemagne d'Angela Merkel a également apporté son soutien à la Turquie et la Russie de Vladimir Poutine a fait de même avec celui qu'elle considère de plus en plus comme un allié de choix. En signe de bonne volonté la Turquie a accepté de libérer Taner Kiliç, le directeur d'Amnesty International en Turquie, ainsi que plusieurs soldats grecs détenus dans ce pays.

La question de la « guerre commerciale » comme l'appelle le président turc sera certainement abordé lors du futur sommet France-Russie-Allemagne-Turquie sur la Syrie le 7 septembre prochain.

Mais malgré l'ensemble des soutiens engrangés, les experts restent inquiets pour la Turquie et sont peu rassurés par la mainmise du clan Erdogan sur l'économie du pays. D'autant que Donald Trump promet de nouvelles sanctions plus lourdes si Erdogan n'accède pas à ses exigences.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Méditerranée :



 

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