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///   Réouverture du poste-frontière Nassib : l’optimisme regagne les exportateurs au Liban

par Rédaction Ecomnews Med le
Le poste-frontière syro-jordanien de Nassib, carrefour commercial majeur entre le Liban et les autres pays du Moyen-Orient, fermé depuis 2015 à cause de la guerre en Syrie voisine, a rouvert ses portes le 15 octobre. Une aubaine pour les exportateurs libanais qui pourront ainsi reprendre leur activité. L’Etat tirera également son épingle du jeu grâce aux droits et taxes redevables à l’exportation. Les détails.

C'est un bol d'air pour l'économie libanaise. Michel Aoun, le président de la République libanaise, a fait part, dans un message posté sur Facebook, de sa satisfaction « suite à l’accord passé entre les autorités jordaniennes et syriennes en vertu duquel le point de passage transfrontalier Nassib a été rouvert ».

Et d’ajouter que « cela sera bénéfique pour le Liban également qui sera ainsi relié par voie terrestre à sa profondeur arabe, ce qui permettra aux personnes et aux marchandises de circuler ». Le président de la République a insisté sur le fait que « la réouverture de ce passage vital après trois ans de fermeture dynamisera les différents secteurs productifs et diminuera le coût à l’exportation des marchandises en provenance du Liban et à destination des pays arabes ». Par ailleurs, Aoun a appelé « les responsables au Liban à saisir toutes les occasions pour appuyer l’économie nationale ».

Suite à la fermeture de ce point de passage en 2015 à cause du conflit syrien, les exportateurs libanais n’avaient d’autre choix que d’acheminer leurs cargaisons par voie maritime. Cela s’est répercuté sur les prix finaux des produits qui trouvaient difficilement preneur dans les pays de destination, induisant une baisse drastique du volume des exportations libanaises.

Les exportations industrielles sont ainsi passées de 4 milliards de dollars en 2015 à 2,4 milliards de dollars une année après. Quant au volume des produits agricoles exportés vers les pays de la région, il est passé de 5,3 millions de tonnes en 2015 à 350 000 tonnes seulement en 2016. Les pertes sont estimées à 300 millions de dollars, selon l’Association des agriculteurs.

De nouvelles taxes imposées par les Syriens

Quelques jours seront cependant nécessaires avant la reprise des exportations via le passage de Nassib, selon Antoine Hoyek, président de l’Association des agriculteurs libanais, notamment pour avoir plus de visibilité quant aux nouvelles taxes douanières que les Syriens envisagent d’imposer aux camions libanais qui transiteront par cette zone.

Rappelons qu’en juillet dernier, le régime syrien, grâce à l’appui militaire russe, a repris le contrôle de la région frontalière avec la Jordanie, qui était aux mains des rebelles depuis trois ans.

 

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