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///   Sanctions contre l’Iran : la décision des États-Unis pour la Turquie

par Rédaction Ecomnews Med le
Les États-Unis réimposent les sanctions économiques levées contre l’Iran, et autorisent des pays comme la Turquie à continuer l’importation du pétrole iranien.

Washington autorise temporairement la Turquie à importer du pétrole iranien

La crise entre l’Iran et les Etats-Unis n’est pas prête de connaître son épilogue. Le vendredi 2 novembre 2018, la Maison Blanche a confirmé la réimposition sur l’Iran des sanctions économiques levées sous l’administration Obama. Celles-ci visent essentiellement le secteur de l’énergie, figure de proue des exportations perses.

Toutefois, Donald Trump a octroyé des dérogations à certains pays comme la Turquie qui peuvent continuer à importer du pétrole iranien… pour le moment.

« Annuler » l’exportation du pétrole iranien

Les Etats-Unis ne baissent pas la pression sur Téhéran. En effet, Washington annonce le « rétablissement » des sanctions qui avaient été levées dans le cadre de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien. L’administration Trump promet même d’aller plus loin, avec « les sanctions les plus dures jamais adoptées ».

Le communiqué de la Maison Blanche à cet égard n’a pas manqué de faire réagir l’Union Européenne et les pays signataires de l’accord de 2015 avec un verbatim équivoque, mentionnant un « regret » pour ce pas « dans la mauvaise direction ».

Mais pour les Etats-Unis, l’objectif est clair : « forcer le régime à faire un choix clair : soit abandonner son comportement destructeur soit continuer sur le chemin du désastre économique ».

Les sanctions visent essentiellement à compromettre la compétitivité du secteur de l’énergie, avec la volonté ferme de réduire drastiquement le taux d’exportation du pétrole iranien. Les secteurs bancaires ou encore le transport maritime sont également ciblés.

Pour le moment, la Turquie n’est pas concernée par les sanctions sur le pétrole

Les Etats-Unis semblent moins enclins à prendre en compte l’intérêt des pays tiers pour éviter les dommages collatéraux susceptibles d’accompagner les sanctions.

Ainsi, la Turquie et 7 autres pays bénéficient d’une « dérogation » pour continuer d’importer temporairement le pétrole iranien en échange de plusieurs accords et d’une « coopération avec les Etats-Unis sur de nombreux autres fronts », comme l’a précisé le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo.

Pour rappel, une vingtaine de pays avaient bénéficié de ces dérogations sous l’administration Obama, sans indication d’une quelconque « temporalité ».

 

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