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///   Emerging Valley 2018 : À la découverte de l'entrepreneuriat social avec le FEMISE et l’Institut de la Méditerranée

par Sami Bouzid le
Startups Africaines, Européennes et Méditerranéennes, se sont retrouvées à Marseille puis à Aix en Provence durant deux jours dans le cadre d'Emerging Valley 2018. L'occasion pour le FEMISE d'organiser, en partenariat avec l’Institut de la Méditerranée et l’IRD, un atelier d'échanges autour de l’entrepreneuriat social avec plusieurs acteurs Méditerranéens venus pour témoigner de leurs expériences dans le but de sensibiliser les orateurs aux potentiels et défis de l’Entreprenariat Social. Retour sur ce moment. 

Qu'ils viennent d'Egypte, du Liban, de la Palestine ou du territoire d'Aix Marseille en France, les acteurs réunis par le FEMISE et ses partenaires, à l'occasion de l’atelier : « A la découverte des Social Change Makers en Méditerranée et en Afrique », ont tous mis l'accent sur l'importance de l'entrepreneuriat social dans le développement économique. 

L'entrepreneuriat social ? Si le terme est méconnu, la Harvard School Buisness le définit comme « Toute entreprise ayant pour but de générer des revenus soutenant sa mission sociale » . 
L’entrepreneur social est lui décrit par le FEMISE comme celui qui « crée une entreprise sociale qui peut être à but lucratif ou non lucrative, mais cherche toujours à résoudre des problèmes sociaux (pauvreté, marginalisation, détérioration de l'environnement etc) avec des idées et des solutions innovantes qui créent du changement » en résumé : Un « Change Maker ». 

Ainsi, les acteurs de ce changement se sont succédé pour témoigner « des obstacles , mais aussi des leviers d'actions » comme le résume Constantin Tsakas , Délégué Général de l’Institut de la Méditerranée et Secrétaire Général du FEMISE. L'atelier a accueilli en deux panels distincts une dizaine de panélistes passionnés d’Entreprenariat Social pour souligner les obstacles mais aussi les opportunités de l’activité entrepreneuriale à impact social dans la région. Le premier panel a rassemblé les entrepreneurs tandis que le deuxième a présente les enjeux concernant les structures d'appui à l'entrepreneuriat social. 

Promouvoir la « Citoyenneté active » 

Qu'elles s'appellent Clean City, Beyond RD, ou Yomken, que ce soit des entreprises ou des associations comme « Friends of Middle East » , les interventions s'accordent toutes sur « le besoin de créer des réseaux de coopération entre les différents pays » comme le souligne Natalia Menhall, de Beyond RD venue spécialement du Liban pour cette journée d'échanges. 
Son entreprise est un cabinet de conseils qui œuvre directement auprès des structures publiques et des décideurs au Liban, en Afrique et au Moyen-Orient. Son objectif ? « Promouvoir la culture de la citoyenneté active pour trouver des solutions plus durables » . 

Hatoumata Magassa, chef du projet AFIDBA à Bond’Innov met en avant l’importance de l’Entrepreunariat social dans un contexte d’absence de croissance inclusive, et surtout du fait que le numérique constitue un important levier pour aboutir à une telle croissance. Le programme AFIDBA soutient ainsi les porteurs de projets numériques et inclusifs contribuant au développement durable du continent africain.

Quant à Shady Atshan, cofondateur de Leaders Organization et FastForward Accelerator basé en Palestine, il permet aux entrepreneurs palestiniens de développer les activités novatrices à impact social, tout en les aidant à accéder à des sources de financements pérennes. Des alternatives qui offrent une stabilité économique sont également porposées par Sihle Tshabalala qui a fondé Quirky 30 basée à Cape Town (Afrique du Sud), une entreprise sociale visant à apprendre le codage aux jeunes Africains. 

De son coté, Natalia Résimont, représentante du réseau d’entrepreneures solidaires Femmes du Monde, contribue à intégrer la perspective du genre dans l’ensemble du processus d’accompagnement à l’entreprenariat collectif des femmes. Pour Cédric Hamon, directeur d'Inter Made, un incubateur d'entreprises sociales et solidaires basé à Marseille, l’intérêt de ce genre d'évènements réside également dans « la création de nouveaux partenariats ». Né en 2002, l'incubateur a développé « une mallette pédagogique » outil qui selon Cédric Hamon permet « de former des personnes à faire ce que nous faisons, mais ailleurs »

Même son de cloche du côté de Tamer Taha ,fondateur et PDG de la plateforme égyptienne de CorwdSolving Yomken, « l'objectif est de trouver de nouveaux partenaires pour une Afrique plus innovante ». 

Mais pas seulement « L’objectif est aussi de constituer un réseau d’entrepreneurs sociaux autour de la Méditerranée, de diffuser leurs vécus dans un cadre Sud-Sud et Sud-Nord, et d’informer et sensibiliser les décideurs politiques de la Région » complète Roman-Olivier Foy, Président de l’entreprise sociale Friends of the Middle-East. Cette nécessité d'informer est partagée par Christophe Cypcura, directeur adjoint Mobilisation de la recherche et Innovation à l'IRD, notamment en trasfernat les résultats des recherches des universités vers les populations et les territoires des pays du Sud. 

En somme, cette journée comme le résume Natalia Menhall est faite pour : « Apprendre, mais aussi partager ». L'entrepreneuriat social et les témoignages de cette journée feront d'ailleurs l'objet d'un chapitre dans le prochain rapport du FEMISE, à paraître en décembre, qui portera sur le secteur privé dans les pays du Sud de la Méditerranée

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