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///   Affaire Ghosn : Renault attend les résultats de l’enquête interne de Nissan

par Rédaction Ecomnews Med le
La justice japonaise décidera dans quelques jours si Carlos Ghosn sera mis en examen ou s’il sera libre de ses mouvements. Carlos Ghosn pourrait être maintenu en détention jusqu'au 30 décembre selon certains médias nippons.

La justice japonaise a décidé, le 30 novembre à Tokyo, de prolonger la garde à vue de Carlos Ghosn jusqu’au 10 décembre. A cette date, le procureur devrait alors soit l’inculper, soit le libérer.

En cas d’inculpation, Ghosn sera alors maintenu en détention provisoire ou libéré sous caution. Une troisième possibilité consiste à voir sa garde à vue prolongée d'une période maximale de 22 jours. Dans ce cas de figure, le procureur japonais sera tenu d’étendre le champ des investigations. Par ailleurs, l’avenir de Ghosn en tant que dirigeant chez Renault n’a toujours pas été clarifié, la marque au losange attendant la publication des résultats de l'enquête interne lancée par Nissan.

Les tensions s’exacerbent entre Renault et Nissan

L'ex-régie nationale a fait savoir qu’elle attendait la transmission de l'intégralité de l'enquête interne de Nissan sur Carlos Ghosn pour pouvoir se prononcer sur le sort de ce dernier. Nissan a, pour sa part, expliqué, le 30 novembre, avoir déjà envoyé « l'essentiel des conclusions de l'enquête ».

Les patrons de Nissan et de Mitsubishi, respectivement Hiroto Saikawa et Osamu Masuka, avaient déclaré, à l'issue de la réunion de l'Alliance Renault-Nissan, le 29 novembre, que l'Alliance opterait pour une gouvernance conjointe des trois groupes. Ces sorties n’ont pas été accueillies favorablement par l'état-major du constructeur français, à Boulogne-Billancourt. Et pour cause, dans les statuts, c'est le mandataire social de Renault qui est censé occuper le poste de président de Renault-Nissan BV.

Nissan joue l’apaisement

Hiroto Saikawa ne semble pas vouloir attiser les tensions avec Renault. Ainsi, Nissan estime que la presse exagère en parlant de conflit franco-japonais. Le groupe affirme que son patron n'a jamais déclaré que l'attelage Renault-Nissan n'était pas équitable. Par ailleurs, le constructeur japonais se dit peu intéressé par un changement des participations croisées, à condition toutefois que l'Etat français, qui détient 15% du capital de Renault, garde ses distances avec les affaires de l'ex-régie.

Pour rappel, Carlos Ghosn, le Franco-libanais qui dirigeait l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, a été arrêté le 19 novembre au Japon, sur fond de soupçons d’actes d’inconduite importants, allant de l’utilisation personnelle des biens de l’entreprise à la sous-déclaration de son revenu de 44 millions de dollars sur une période de cinq ans.

Nissan Motor Co. et Mitsubishi l'ont évincé de ses fonctions de président. Quant au conseil d'administration de Renault SA, il a indiqué qu'il attend d'avoir des preuves irréfutables avant de se prononcer.

 

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