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///   Trump menace de « dévaster économiquement » la Turquie

par Rédaction Ecomnews Med le
Le 13 janvier dernier, le Président américain Donald Trump excellait à nouveau dans son utilisation toute singulière de Twitter, en menaçant de «détruire économiquement » la Turquie si jamais le président Recep Tayyip Erdogan venait à ordonner d’attaquer les kurdes. Rappelons que fin décembre, le Président turc avait menacé les milices kurdes de Syrie et envoyé des renforts militaires à la frontière en préparation d’une éventuelle offensive après le prochain retrait des troupes américaines.

C’est dans un contexte marqué par de fortes tensions entre l’armée turque et les Unités de protection du peuple (YPG), un groupe armé kurde considéré comme « terroriste » par Ankara mais appuyé par Washington dans la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI), que Donald Trump a fustigé la Turquie.

Le président américain a ainsi martelé sur Twitter que les Etats-Unis dévasteront « la Turquie économiquement si elle frappe les Kurdes » suite au retrait des troupes américaines en Syrie. Il en a également profité pour réclamer aux kurdes d’éviter toute provocation envers la Turquie mais aussi pour demander la création d’une «zone de sécurité» de 30 kilomètres, sans apporter toutefois plus de précisions sur sa localisation ou son financement.

Suite à ce violent tweet, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré au cours d’une conférence de presse dans la capitale turque que «les menaces ne nous font pas peur », précisant qu’« il est impossible d’obtenir quoi que ce soit par la menace économique ». Il en a également profité pour donner une leçon de savoir-vivre, destinée à Donald Trump, à savoir que « les partenaires stratégiques ne se parlent pas via les réseaux sociaux ». Le ministre turc est par ailleurs intervenu sur la création de la zone de sécurité, rappelant qu’il s’agissait là d’une proposition déjà faite par le Président Erdogan.

 

Trump et Twitter, un combo détonnant

Ces déclarations interviennent au moment où le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, se trouvait à Riyad, dernière étape de sa tournée au Moyen-Orient. Il n’a d’ailleurs pas pu apporter de réponse concrète à un journaliste l’interrogeant sur le fameux tweet, déclarant juste qu’ « il faudra demander au Président » le sens de ce dernier. Il n’empêche que l’intervention de Trump sur le réseau social a eu pour effet de faire chuter la livre turque, lui faisant perdre 1,3% de sa valeur face au dollar américain.

Il faut dire que le président américain manie parfaitement Twitter, utilisant le réseau social, plus que tout autre média, pour faire passer ses messages, en n’hésitant pas, au passage, de choquer ses interlocuteurs. D’ailleurs, son caractère instable, tantôt amical et bienveillant, tantôt sévère, acerbe et critique, déstabilise autant ses détracteurs que ses plus proches alliés.

Un jour il met en lumière le « potentiel économique » entre la Turquie et les Etats-Unis, l’autre il déclare vouloir l’anéantir économiquement. A noter que « Donald Trump est devenu le dirigeant mondial le plus suivi sur Twitter en octobre 2017 », selon le cabinet de conseil Burson Cohn & Wolfe (BCW).

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