Suivez aussi
l'actualité du Sud de la
France sur le
Twitter de @ecom_news
INFORMATIONS NATIONALESACTUALITÉECONOMIEENTREPRISESEMPLOIPOLITIQUEDÉCIDEURS

///   Liban : retour sur le 4e sommet économique de la Ligue arabe à Beyrouth

par Rédaction Ecomnews Med le
La gestion du dossier des réfugiés syriens et l’activation de la zone de libre-échange ont été les dossiers brûlants de ce 4e sommet économique marqué par des tensions diplomatiques entre le Liban et la Libye sur le cas de l’imam Moussa Sader. Ecomnews Med revient sur les conclusions du sommet qui s’est tenu les 19 et 20 janvier derniers à Beyrouth.

Comme souvent, l’adhésion et l’unanimité n’ont pas été au rendez-vous, notamment sur les dossiers clivants comme la participation de la Syrie de Bachar El Assad, le rapatriement des réfugiés syriens et la guerre au Yémen. Pourtant, l’hôte libanais n’avait pas caché son souhait de voir Damas prendre part aux travaux.

En effet, lors d’une réunion préparatoire, Gebran Bassil, le ministre libanais des Affaires Etrangères et des Emigrés, a appelé la Ligue Arabe à « prendre la Syrie dans ses bras » plutôt que de « la jeter dans les bras du terrorisme ». L’Irak s’est également montré favorable au retour de la Syrie dans le giron de l’alliance arabe… une position loin d’être partagée par l’Arabie Saoudite et ses alliés qui se sont montrés très réticents, appelant à plus de patience.

Les pays arabes veulent activer leur zone de libre-échange commune

Un communiqué conjoint a été présenté à la presse à l'issue de ce sommet. Son principal temps fort reste l’unanimité sur la « nécessité d’une économie arabe intégrée et complémentaire », à travers notamment l’activation d’une zone de libre-échange.

L’économie numérique et les nouvelles technologies ont également été hissées au rang de priorités. Dans le cadre du développement de l'économie numérique, il est prévu de créer un fonds de 200 millions de dollars pour atteindre les objectifs fixés. Le Koweït et le Qatar se sont engagés à contribuer à hauteur de 50 millions de dollars chacun dans ce fonds.

Les dirigeants arabes se sont également accordés sur la nécessité d’encourager l’investissement dans le secteur privé pour sortir la région MENA du chômage des jeunes, à travers notamment la création de petites et moyennes entreprises. Enfin, le communiqué a rappelé l’engagement de la Ligue Arabe à investir au Soudan pour aider le pays à assurer sa sécurité alimentaire.

Un sommet boycotté par la majorité des chefs d’Etat

Avec la présence de deux chefs d’Etats arabes uniquement, à savoir le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, et l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, la rencontre a perdu de son aura. Les autres pays arabes ont en effet choisi de dépêcher leurs ministres des Affaires Etrangères ou de l’Economie. Certains organes de presse n’hésitent d’ailleurs pas à parler d’échec.

Il faut tout de même rappeler que la situation diplomatique entre les pays membres de la Ligue Arabe s’améliore progressivement. En effet, en décembre 2018, le Qatar et le Bahreïn ont procédé à la réouverture de leurs ambassades à Damas, ce qui augure d’un retour progressif « retour à la normale », même si l’essentiel des pays arabes restent hostiles au régime de Bachar El Assad.

A lire aussi

0 commentaire SE CONNECTER
Pour commenter cet article il faut être loggé.