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///   Ghassan Salamé embourbé dans la crise politique libyenne

par Rédaction Ecomnews Med le
Ghassan Salamé a été nommé à la tête de la Mission des Nations Unies en Libye (UNSMIL) le 20 juin 2017. Depuis, certains observateurs jugent que la situation n’a guère évoluée et que le vaste chantier politique et sécuritaire dans ce pays est toujours au point mort. Le représentant spécial de l’ONU pour la Libye, de son propre aveu lors de son acceptation de poste, avait déclaré qu’il s’agissait d’une « mission quasi-impossible ». Aujourd’hui, ses critiques l’accusent d’avoir échoué à résoudre la crise libyenne et demandent son départ.

On lui reproche, entre autres, de ne pas avoir pris la mesure de la situation économique et sécuritaire du pays. Plus grave encore, on l’accuse de prendre le parti des islamistes en Libye. Ghassan Salamé, quant à lui, rétorque que certains de ses propos sont mal interprétés, déformés. Pour sa défense, le représentant spécial de l’ONU pour la Libye dit œuvrer pour la tenue d’élections libres dans le pays. Attendues initialement pour le printemps, elles ont été annoncées pour la fin de l’année. Toutefois, cela ne semble pas apaiser la colère des opposants de Salamé dont les critiques ne s’essoufflent pas.

Le plan Salamé : ses réussites et ses échecs

Le 26 septembre 2017, devant le conseil de sécurité de l’ONU, Ghassan Salamé avait déclaré que la transition en Libye n’avait que trop duré. Son plan ? Reconquérir la stabilité à travers une gouvernance solide et un niveau de vie acceptable pour les Libyens. La feuille de route de Salamé consistait en un amendement de l’Accord de Skhirat de 2015, suivi par l’organisation d’une conférence de réconciliation nationale qui devait aboutir à la tenue d’élections parlementaires et présidentielle en septembre 2018.

Depuis, une flopée de déclarations contradictoires, de propos imprécis et de changements de positions ont eu raison du plan Salamé. Fallait-il modifier l’Accord de Skhirat ou convoquer une conférence nationale de réconciliation avant les élections ?

Malgré tant de confusion, on doit quand même à Ghassan Salamé l’organisation de la rencontre du 29 mai 2018 à Paris. Rencontre charnière qui a réussi à réunir, autour d’une même table, les différents acteurs du conflit Libyen, même si, au final, elle n’a pas abouti à un réel progrès sur le plan politique.

 

L’échec programmé de la rencontre de Paris

La déclaration finale du sommet n’a pas été entérinée et des poids lourds tels que le Marechal Khalifa Haftar, commandant en chef de l’armée Libyenne, et le premier ministre Fayez El Sarraj, ont refusé de la signer. De plus, les accords de Paris prévoyaient la tenue des élections dans des délais irréalisables et posaient parallèlement un autre dilemme quant à la base constitutionnelle de ces élections. Le plan Salamé se trouve aujourd’hui dans l’impasse, promettant de faire perdurer la situation actuelle en Libye.

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