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///   En Jordanie, des diplômés marchent vers Amman pour réclamer du travail

par Rédaction Ecomnews Med le
Des jeunes de plusieurs régions de Jordanie ont organisé une marche vers la capitale Amman pour demander du travail et exprimer leur ras-le-bol contre la corruption.

La marche de contestation des chômeurs jordaniens continue de créer des remous. Le 14 février, des centaines de jeunes de plusieurs régions du pays ont organisé une marche vers la capitale Amman pour demander du travail et exprimer leur ras-le-bol face à la corruption et le clientélisme qui gangrènent aussi bien le secteur public que privé, privant de nombreux diplômés d’un emploi correspondant à leur diplôme et leurs compétences.

Des offres d’emploi « précaires »

La marche des diplômés chômeurs a débuté au gouvernorat d’Aqaba (330 km au sud d’Amman), où les organisateurs se sont insurgés contre le manque d’opportunités dans leur région. Après avoir entamé, à l’aube, leur marche vers la capitale jordanienne, ils ont été ralliés par d’autres jeunes des gouvernorats de Ma’an, Al-Karak et Tafilah. Leur nombre se serait ainsi élevé à 250 personnes. Force est de constater que certains d’entre eux portent des gilets jaunes.

Saleh Al Nasrat, le gouverneur d’Aqaba, a proposé aux protestataires des emplois qu’ils ont qualifiés de précaires. Les diplômés cherchent en effet des emplois stables et durables, à l’instar de leurs concitoyens qui travaillent dans les entreprises et organisations d’Aqaba, garantissant une « certaine sécurité salariale ». Alia Al-Kabariti, membre du conseil du gouvernorat d’Aqaba, a, pour sa part, affirmé que d’énormes efforts ont été consentis pour trouver une issue favorable à cette crise. Des offres d’emploi « intéressantes » ont ainsi été proposées aux manifestants, dont certaines avec des salaires s’élevant à 300 dinars jordaniens (environ 373 euros), sauf que ces derniers les ont déclinées, arguant qu’elles ne leur assurent pas une stabilité professionnelle.

À leur arrivée aux abords du palais royal à Amman, les protestataires, qui scandaient des slogans appelant le roi à intervenir, ont été empêchés d’avancer par un cordon de policiers casqués et armés de matraques.

Un taux de chômage inquiétant chez les « très diplômés »

Le taux de chômage officiel en Jordanie est supérieur à 19%, mais il est encore plus élevé chez les très diplômés. Quant à la dette publique, elle frôle dangereusement le seuil symbolique de 100% du PIB. Pour renflouer la caisse de l’Etat, le gouvernement n’a eu d’autre choix que d’augmenter les impôts, exacerbant davantage la situation économique et sociale dans le pays.

Rappelons que les manifestants ont pris exemple sur le docteur Falah Al-Arini, titulaire d’un doctorat en droit commercial, qui avait entamé, le 9 février, une marche de Tafilah à la capitale Amman. Après avoir essayé tous les moyens possibles, il a décidé de se rendre à pied à la Cour royale hachémite (Al-Maqar) pour demander au roi de l’embaucher dans une université jordanienne, afin qu’il puisse subvenir aux besoins de sa famille composée de 13 personnes. À mi-chemin, un député l’a convaincu de mettre un terme à son périple en promettant de l’aider à trouver un travail stable.

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