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///   Syrie : Vers un retour dans les organisations panarabes ?

par Sami Bouzid le
La Syrie a participé dimanche 3 mars à une réunion interparlementaire à Amman (Jordanie). Une première pour le pays mis au ban des nations arabes depuis le début du conflit qui a éclaté en 2011.

La Syrie va t-elle faire son retour dans les instances panarabes ? La question est au centre des débats et peine à trouver réponse. Mais quelques éléments laissent entrevoir un retour du pays de Bachar Al Assad et notamment dans la Ligue arabe. C'est ainsi, que le président du Conseil du peuple syrien, Hammouda Sabbagh, a été invité à participer à la 29ème session de l'Union interparlementaire arabe.

Présidée par le chef du Parlement jordanien , Atef al-Tarawneh, a réuni durant deux jours 17 chefs de Parlements et représentants de conseils de la Choura (assemblées désignées dans certains pays du Golfe).

Devants ses pairs arabes, Hammouda Sabbagh a appelé à « agir pour un règlement politique de la crise, qui préserve l'unité du peuple syrien » mais surtout comme une demande il a sommé les pays arabes à « oeuvrer pour que la Syrie retrouve sa place ». Une place au sein de la Ligue arabe que le régime de Damas n'occupe plus depuis son exclusion fin 2011, quelques mois après le début de la révolte dans le pays.

Un retour qui ne fait pas (encore) l'unanimité

La question d'un retour de la Syrie et d'une normalisation des relations sera abordée lors du prochain sommet de la Ligue arabe prévue le 30 mars à Tunis. C'est en tout cas ce qu'affirme Saïda Garrache, porte-parole de la Présidence tunisienne.

La Tunisie d'ailleurs fait partie, avec le Liban et l'Irak, des pays favorables à ce retour « mais la Tunisie ne peut pas prendre la décision seule » a martelé Saïda Garrache. Outre la Tunisie, l'Irak et le Liban, les Emirats arabes unis ont rouvert en décembre leur ambassade à Damas, un signe de normalisation important. Mais l'Arabie Saoudite, poids lourd régional, reste opposé pour le moment à ce retour.

Aidée par l'Iran dans la reconquête de son territoire, Damas apparaît désormais comme un proche allié de Téhéran , ennemi juré du royaume des Saouds. Même si plusieurs sources diplomatiques avancent que désormais le royaume ne voit pas « d'obstacles réelles au retour de la Syrie », un jeu de dupes dont le régime de Bachar Assad devrait tirer bénéfice.

Car si récemment , lors de son sommet à Beyrouth, la Ligue arabe a annoncé qu'elle n'était pas parvenue « à un consensus » sur la question. Damas dispose d'un allié de poids qui pourrait changer la donne et qui n'est autre que... la Russie.

Lors sa récente tournée en Afrique du Nord, le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a fait savoir que son pays a demandé à ce que «  la Tunisie soutienne le processus de réintégration de la Syrie dans la famille arabe, dans la Ligue arabe ». Un message que le chef de la diplomatie du Kremlin a dû faire passer de la même façon à l'Algérie voisine, et à l'Egypte.

On peut alors imaginer que le prochain sommet de la Ligue arabe sera décisif sur la question et devrait permettre d'y voir plus clair, du moins pour le régime syrien.

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