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///   Turquie : quels enjeux pour les municipales ?

par Rédaction Ecomnews Med le
La Turquie organise ses élections municipales le 31 mars 2019. C’est dans ce contexte que le Président Recep Tayyip Erdogan a commencé son opération séduction comme un simple candidat de l’AKP (Adalet ve Kalkınma Partisi), le parti dont il est l’homme fort. Dans un contexte de récession économique et de tensions diplomatiques, quels sont les enjeux de ces élections ? Quelles pourraient être les conséquences pour le président ? Le point avec Ecomnews Med.

Les municipales en Turquie arrivent à grand pas et le Président Erdogan est actuellement en pleine campagne électorale  pour le Parti de la justice et du développement (AKP). Jamais auparavant il n’avait été aussi actif pour un scrutin communal, lui qui a été élu maire d’Istanbul à seulement 25 ans, en 1994.

Un test de popularité pour le Président Turc ?

Face à face, deux blocs politiques tenteront de remporter le plus de maries : la « Coalition du peuple » formée par l’AKP du président et le Parti d’action nationaliste (MHP) d’un côté, puis l’alliance du Parti républicain du peuple (CHP) avec Le Bon Parti (Iyi Parti).

Les résultats des urnes seront décisifs pour la suite du mandat d’Ergogan. En effet, sachant que les prochaines élections législatives auront lieu en 2023, l’issue du scrutin du dimanche 31 mars prochain devra permettre à l’AKP de prendre le pouls de la population et pourrait influencer positivement ou négativement le reste du quinquennat.

Cet enjeu national est pris au sérieux par le Président Recep Tayyip Erdogan. Il compte sur sa popularité pour que la Coalition du peuple sorte largement vainqueur de ce scrutin.

Le contexte économique… la grande inconnue du scrutin

La principale crainte de Recep Tayyip Erdogan est de perdre les grandes villes comme Ankara ou Istanbul au profit de l’opposition, d’autant que la situation actuelle ne lui est pas favorable. En effet, l’économie turque est entrée en récession pour la première fois depuis 10 ans, avec une monnaie locale qui a perdu plus de 30% de sa valeur en moins d’un an.

Le chômage a atteint un taux de 13,5%, un record depuis 2010. Enfin, l’inflation caracole à plus de 20% sur un an, notamment pour les fruits et légumes et autres produits de première nécessité.

Conscient de l’enjeu de ces législatives, Recep Tayyip Erdogan a changé de fusil d’épaule, lui qui a toujours mis en avant la bonne santé économique du pays lors des campagnes électorales précédentes. Désormais, le discours officiel se veut alarmiste : seul l’AKP et ses alliés seraient en mesure d’assurer « la survie de la nation ».

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