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///   Comment développer une agriculture plus durable en Méditerranée ?

par Johanne Eva Desvages le
Le Conseil Scientifique Consultatif du CIHEAM s’est réuni le 18 mars dernier à l'IAM de Montpellier (France) pour définir les priorités d’actions à venir. La gestion des ressources naturelles, visant à obtenir des systèmes de production durables et en phase avec la demande des consommateurs, est devenue une préoccupation majeure. Interviews croisées.

 

 

Le Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM) doit aujourd’hui répondre aux défis de ses 13 Etats membres (Albanie, Algérie, Egypte, France, Grèce, Italie, Liban, Malte, Maroc, Portugal, Espagne, Tunisie et Turquie). La gestion des ressources naturelles, visant à obtenir des systèmes de production en phase avec la demande des consommateurs, est devenue une préoccupation majeure.

Pour ce faire, le CIHEAM, en tant qu’organisation inter-gouvernementale, forme les cadres de l’agriculture méditerranéenne. Plus de 12 000 étudiants et professionnels ont été formés au cours de ces 10 dernières années. Ils sont chaque année plus de 400 à s’inscrire à des formations diplômantes, quand 1000 autres étudiants suivent des formations spécialisées de courte durée au sein d’un des quatre établissements basés en France, Espagne, Grèce ou Italie (Montpellier, Saragosse, Chania et Bari).

A l’occasion d’un Conseil Scientifique Consultatif qui s’est tenu le 18 mars dernier dans les locaux de l’IAM Montpellier, Placido Plaza, Secrétaire Général du CIHEAM, nous rappelle l’importance de promouvoir « un dialogue politique sur les priorités de développement du secteur agricole ».

 « Il y a des marchés qui sont porteurs, on remarque notamment une explosion de la consommation d‘avocats, de mangues et fruits rouges, mais encore faut-il les développer d’une manière raisonnable, en faisant le lien avec les capacités de production » précise Tomas Garcia Azcarate, chercheur au CNRS espagnol.

En établissant et communiquant des prévisions à moyen et long terme, le CIHEAM a ainsi pour rôle d’éclairer les pouvoirs politiques et décideurs avant qu’ils ne décident eux-même de la marche à suivre.

Pour cela, l’organisation inter-gouvernementale anime des forums d’échanges et de réflexion, mais aussi des réunions ministérielles. Une nouvelle est d’ailleurs à venir, organisée « en priorité pour discuter de l’inclusion des jeunes dans le secteur agricole, la formation de ces jeunes et la création d’emplois ».

Mais les femmes, encore peu présentes dans les projets de recherche et développement de nouveaux modèles d’agriculture, auront aussi un rôle à jouer dans les années à venir. D’après le secrétaire général du CIHEAM, « leur inclusion va être une de nos priorités car c’est un des éléments de création d’emplois les plus potentiellement prometteurs pour la région ».

Tout l’enjeu sera donc de les inclure davantage dans les formations comme dans les programmes de recherche et de développement sur le terrain.

 

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