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///   Syrie : Daech vaincu et après ?

par Sami Bouzid le
Les forces arabo-kurdes et leurs alliés ont proclamé samedi 23 mars la chute totale de l'Etat Islamique (EI) et la fin du « califat » après la prise du village de Baghouz à l'Est de la Syrie. Si la défaite territoriale de l'EI est acquise, la bataille contre la mouvance djihadiste n'est pas encore terminée.

 

« Les Forces démocratiques syriennes (FDS) déclarent la totale élimination du soi-disant califat et une défaite territoriale à 100% de l'EI ». C'est par ces mots que le porte-parole des FDSMustefa Bali, a annoncé la conquête du dernier bastion de l'EI en Syrie. Le drapeau jaune des Kurdes flotte désormais sur le village de Baghouz dans la région de Deir Ezzor à la frontière avec l'Irak. 

Cette victoire saluée par l'ensemble de la communauté internationale, à commencer par les Etats-Unis, ouvre la voie à l'après Daech qui est « une nouvelle phase dans la lutte contre les djihadistes » de l'aveu du commandant des FDS Mazloum Kobane, qui s'est confié à l'AFP. 

Les cellules dormantes 

Premier groupe djihadiste à disposer à son apogée d'un territoire aussi grand que le Royaume-Uni, l'EI va certainement retourner à la clandestinité de ses premières heures en Irak. Pour le commandant des forces de la coalition anti EI , le général Paul LaCamera « la lutte contre Daech  et sa violence extrémiste est loin d'être finie ». 

En effet , il est difficilement imaginable qu'une organisation terroriste qui a réussi à conquérir un vaste territoire ne se soit pas préparé à la défaite en se réorganisant. Et la réorganisation passe par la clandestinité. Selon les FDS près de 5000 djihadistes ont été arrêtés depuis janvier, mais beaucoup d'entre eux se sont volatilisés dans le désert syrien et irakien. Les experts pensent que les djihadistes se sont d'ores et déjà réorganisés dans la clandestinité. 

Le sort des étrangers ?

Ils sont des milliers provenant de dizaines de pays différents. Les djihadistes étrangers venus renforcer les rangs de l'EI sont maintenant au cœur d'un casse-tête pour leurs pays d'origines. 

Mais l'annonce du retrait américain en décembre a sonné le début du décompte pour les pays concernés. En effet, les forces Kurdes ne peuvent assurer la sécurité de l'ensemble des prisonniers et bon nombre d'entre eux risquent de se faire la malle pour regagner leurs pays clandestinement. 

Or, la plupart des pays rechignent à faire l'effort d'accueillir plusieurs centaines d'éléments considérés comme de réelles menaces pour la sécurité nationale. Ainsi, la Tunisie qui compte l'un des plus gros contingents de départs vers le djihad ne semble pas pressée de récupérer ses ressortissants. Même son de cloche côté algérien où un responsable sécuritaire confiait à l'AFP que « ceux qui tentent de revenir, c'est directement la case prison ». 

La France et les pays européens avancent également petit à petit et « étudient toutes les options pour éviter l'évasion de ces personnes dangereuses» souligne le Ministère français des Affaires étrangères. 

Une situation qui devrait évoluer sous la pression américaine qui sera certainement de plus en plus soutenue dans les semaines à venir. 


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