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///   Focus sur le 30e sommet de la Ligue arabe à Tunis

par Rédaction Ecomnews Med le
Réunis à l’occasion du 30e sommet de la ligue arabe, les 22 pays qui composent cette organisation n’ont produit aucune décision à même d’impacter une région sur le qui-vive. En effet, à l’exception de leur prise de position commune au sujet du Golan, les dirigeants arabes n’ont pas pu outrepasser leurs désaccords.

Plus de 12 000 participants et 21 délégations ont pris part au 30e sommet de la Ligue arabequi s'est tenu à Tunis, le 31 mars, dans une atmosphère tendue. En effet, le sommet a coïncidé avec les manifestations contre le régime algérien, les accusations de crimes contre l'humanité à l’encontre du chef de l'Etat soudanais Omar El Bachir, la profonde discorde diplomatique entre le Qatar et ses pays voisins, sans parler de la reconnaissance par Donald Trump de la souveraineté israélienne sur le Golan revendiqué par la Syrie.

Dans son discours d'ouverture, Ahmed Aboul Elgheit, secrétaire général de la Ligue arabe, a ouvertement critiqué l'Iran et la Turquie, déplorant leur « ingérence » qui « aggrave les crises » et « crée de nouveaux problèmes » dans la région. Ces propos qui n'auraient guère plu à Tamim Ben Hamad Al-Thani, Emir du Qatar. Celui-ci a d'ailleurs quitté le sommet pour rentrer au Qatar, bien avant la fin de la rencontre. La présidence tunisienne a de son côté démenti toute corrélation entre le discours et ce départ précipité, visiblement programmé à l'avance. 

Autre fait marquant : la présence d'une délégation saoudienne de 1 200 personnes (venus en 22 avions), conduite par Mohammed Ben Salman et composée de ministres, d’Emirs et de leurs services de sécurité respectifs. Par cette démonstration de force, le royaume souhaite démontrer son poids dans la région et améliorer son image, ternie par le meurtre énigmatique de Jamal Khashoggi.

Vague de contestation

Saisissant cette belle opportunité, des dizaines de militants se sont rassemblés au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) pour dénoncer le laxisme des dirigeants arabes face aux maux dont souffre leur pays, notamment sur le plan du travail et de la liberté d'expression.

Ils ont également manifesté, par milliers, sur l'avenue Bourguiba, au cœur de la capitale tunisienne, en scandant des slogans tels que « La rue appartient au peuple » ou « Le sommet de la honte ». À ce propos, Neji Bghouri, président du SNJT, a déclaré à nos confrères de l'AFP : « Notre objectif est de déplacer l'eau stagnante dans les pays arabes ». Le dirigeant syndical a également appelé la société civile à se transformer en un « outil de pression réelle » pour pousser les dirigeants à œuvrer en faveur des peuples arabes au-delà des désaccords politiques.

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