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///   Haftar contre le GNA : l’énième conflit armé en Libye

par Rédaction Ecomnews Med le
La Libye ne voit pas le bout du tunnel… et c’est un euphémisme. En effet, et les efforts de la communauté internationale, ce pays qui ne sort pas du chaos post-Révolution est une fois de plus déchiré par la guerre que se livrent désormais frontalement l'Armée nationale libyenne (ANL), dirigée par le général Haftar, et le Gouvernement d’unité nationale (GNA).

Les hostilités entre les deux clans rivaux se sont amorcées avec l'offensive lancée par les milices pro-Hafter pour prendre le contrôle de la capitale, Tripoli. Cette attaque a été assimilée à une trahison par le GNA, que la communauté internationale reconnaît de jure, comme seul représentant légitime du peuple libyen. Depuis jeudi dernier, les affrontements ont fait 32 morts (dont 14 soldats de l'ANL) et 50 blessés, selon le ministère de la Santé.

Cette guerre civile, qui exacerbe davantage l'instabilité du pays depuis la destitution du colonel Kadhafi en 2011, intervient au lendemain des pourparlers qui ont eu lieu à Abou Dhabi en février dernier entre Fayez-Al Sarraj, chef du GNA, et le maréchal Hafter. Ces négociations avaient suscité un semblant d’espoir pour la population de ce riche Etat pétrolier qui n’a pas connu la paix depuis une décennie.

Par son offensive, Haftar entend combattre le terrorisme qui sévit toujours en Libye

En réponse à cette escalade de la violence, l'ONU, par l'intermédiaire de son Secrétaire général Antonio Guterres, a appelé à l’arrêt immédiat de toutes les hostilités qui compromettent la tenue, le week-end prochain, de la conférence internationale sur le plan d'action pour les prochaines élections.

L'ONU a également rappelé que les civils seraient les premiers à payer le prix de ce conflit entre l'autorité civile, représentée par la GNA, et le maréchal Haftar, considéré par ses opposants comme le « nouveau Kadhafi ». Le maréchal, qui joue la carte de la lutte contre le terrorisme pour justifier ses offensives sur Tripoli, a promis d’épargner les civils, les ressortissants étrangers et les infrastructures. Dans un discours télévisé, M. Al Sarraj a déclaré, quant à lui, que « la réunion de réconciliation était la seule issue à la crise politique du pays ».

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