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///   Chronique des municipales en Turquie : comment l’AKP a perdu Istanbul ?

par Rédaction Ecomnews Med le
Dans un contexte économique compliqué que le président turc met au compte des « complots étrangers », le parti au pouvoir a perdu Istanbul à l’issue des municipales du 31 mars 2019. Ce revers pour l’AKP qui contrôle cette ville stratégique depuis plus de deux décennies vient compliquer davantage le mandat de Recep Tayyip Erdogan.

Pour l’AKP, c’est tout simplement une douche froide. Les résultats des élections municipales, qui ont vu Istanbul échapper au parti du président de la république, mettent donc fin à son hégémonie dans cette ville considérée comme le quartier général de la couronne de Recep Tayyip Erdogan qui y avait commencé son idylle politique en tant que maire, en 1994.

Le candidat du parti de la Justice et du développement (AKP) chute ainsi face au candidat de l’opposition, Ekrem Imamoglu, qui a obtenu 48,8% des suffrages (contre 48,51% pour son rival). Un écart minime mais suffisant pour déloger l’AKP de la capitale économique et culturelle, pour la première fois depuis un quart de siècle.

Ailleurs, l’AKP a également été défait à Ankara, la capitale administrative. Cet échec cuisant pour le chef de l’État turc en 16 ans de pouvoir n’est pas « passé », comme en témoignent les nombreuses demandes de recomptage de voix adressées à la commission électorale. De son côté, l’opposition savoure sa victoire et sa nouvelle hégémonie sur Istanbul et Ankara, mais aussi Izmir, à l’ouest.

L’AKP demande un recomptage des voix à Istanbul, l’opposition craint la fraude

Au lendemain des résultats publiés le 1er avril, le parti au pouvoir a lancé une vaste campagne de contestation, réclamant le recomptage complet des voix à Istanbul où l’écart est le moins marqué avec l’opposition. Il n’en fallait pas plus pour déclencher l’ire des différents candidats de l’opposition, qui craignent des fraudes dans les municipalités qui sont sorties du giron de l’AKP.

Pour beaucoup, ce revers n’est « qu’un » avertissement pour Recep Tayyip Erdogan, qui devra donc changer son fusil d’épaule sur les questions des libertés individuelles s’il souhaite conserver son fauteuil.

Alors que des rumeurs circulaient autour d’un possible renoncement au recomptage, le président est sorti de son silence le 10 avril pour dénoncer « des irrégularités massives commises de manière organisée », ne demandant pas moins que la tenue de nouvelles élections à Istanbul.

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