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///   Quelles sont les nouvelles problématiques agronomiques en Sud Méditerranée ?

par Johanne Eva Desvages le
Il y a 10 ans, peu de pays s’inquiétaient du réchauffement climatique. Aujourd'hui, lutter contre ce phénomène est devenu vital. Au fil des décennies, le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes, créé en 1962, a vu les problématiques évoluer en Méditerranée. Interview exclusive de Tomas Garcia AZCARATE, chercheur au CNRS espagnol (CSIC) et membre du comité scientifique du CIHEAM.
 

« Le CIHEAM a l’avantage d’apporter l’expertise de l’IAM de Montpellier, des IAM en Grèce, en Espagne et d'un réseau d’ex élèves-professeurs dans tous les pays de la Méditerranée. Mon rôle dans le comité scientifique est d’essayer de mettre en avant les nouvelles questions que se posent les politiques » nous explique Tomas Garcia AZCARATE, chercheur au CNRS espagnol (CSIC).  

Depuis plus de 50 ans, le CIHEAM, organisation intergouvernementale dédiée à l'agriculture durable, à la sécurité alimentaire et au développement des territoires ruraux et côtiers méditerranéens, éclaire le choix des politiques sur ces enjeux avec des données économiques, agronomiques et sociologiques. Le changement climatique est aujourd’hui devenu une préoccupation majeure.

« Il faut continuer à parler eau et irrigation mais peut-être d’une manière différente. Nous avons longtemps évoqué les méthodes pour économiser et mieux gérer l’eau. Aujourd’hui on a une vision plus intégrale, nous savons que la ressource en eau va manquer et donc l’utilisation optimale de ce trésor est un élément essentiel ».

Depuis 2-3 ans, le volet de l'égalité des genres dans l’économie agricole est un élément extrêmement important. « Dans les zones rurales, les femmes représentent plus de 50% de la population et très souvent le développement agricole et rural a été construit pratiquement sans elle » indique le chercheur. Tout l’enjeu sera de parvenir à les impliquer davantage dans cette sphère économique. 

Travailler ensemble pour adopter une vision globale 

 « Si l'on parle marché, nous devons regarder les évolutions qui se font : la plus classique et la mieux connue est celle de l’agriculture biologique ». Mais d’autres marchés tels que les circuits courts et les ventes directes ou ventes sur internet offrent de nouvelles opportunités. Sans oublier le marché du Halal qui se développe toujours davantage et auquel il faut répondre en fournissant « des produits de qualité ».  

« Le plan Maroc Vert a eu un grand succès et a doublé la production d’agrumes au Maroc, sauf que la production a aussi explosé en Egypte, en Turquie, elle a augmenté en Espagne et finalement les marchés n’ont pas eu la capacité d’absorber cette production supplémentaire et on se retrouve avec un problème de manque de vision globale ». Celle-ci est pourtant essentielle pour construire une vision méditerranéenne sud et nord, conclut Tomas Garcia AZCARATE. 

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