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///   Libye : qui sont les soutiens internationaux des deux belligérants ?

par Rédaction Ecomnews Med le
La Libye a encore basculé dans la violence le 4 avril dernier, à la suite d’une offensive lancée par le maréchal Khalifa Haftar contre le GNA pour le contrôle de Tripoli. Après une dizaine de jours d’affrontements, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déploré dans un communiqué environ 150 victimes et plus de 600 blessés. Alors que de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer une cessation des hostilités, qui sont les soutiens internationaux des deux parties ? Etat des lieux…

La Libye est au bord du gouffre. Ces dernières semaines ont connu une intensification sans précédent des combats autour de Tripoli entre l'autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL), fidèle au maréchal Khalifa Haftar, et le Gouvernement d’union nationale (GNA). L’offensive a été lancée par le maréchal et ses troupes le 4 avril  pour prendre le contrôle de Tripoli. Résultat : une centaine de morts sont à déplorer, dont plusieurs civils et du personnel médical, selon l’OMS. L’ONU, pour sa part, évoque des milliers de déplacés.

Très rapidement, l’opération militaire à été condamnée par plusieurs pays et institutions internationales, avec à leur tête l'Union européenne qui a de nouveau invité Khalifa Haftar à la table des négociations pour éviter le pire : une guerre civile. Si pour le moment, aucun accord viable n’a été trouvé entre les deux belligérants, le maréchal se dit déterminé à poursuivre son expansion territoriale, et il peut compter sur des soutiens internationaux pour atteindre son objectif.

En effet, face au GNA de Fayez al-Saraj, reconnu par la communauté internationale, Haftar ne manque pas d’alliés. Il a toujours été épaulé, officiellement ou officieusement, par des pays comme l’Égypte et les Emirats arabes unis. En Europe, il est soutenu par la Russie et, dans une moindre mesure, la France. Paris est d’ailleurs accusé de jouer un double jeu par certains membres du GNA, puisque le pays n’a pas ouvertement affiché son soutien dans ce conflit. La France déclare, pour sa défense, privilégier le dialogue pour aboutir à une sortie de crise.

 

Fayez al-Sarraj en Europe pour rencontrer ses alliés

Dans l’espoir de freiner les ardeurs du maréchal, le chef du gouvernement d’union nationale s’est rendu en Europe, les 7 et 8 mai derniers, pour discuter avec ses alliés internationaux.

De Milan à Rome en passant par Paris, les soutiens de Fayez ont à l’unanimité condamné l’offensive en cours. Ils ont toutefois appelé le premier ministre libyen à impliquer l’homme fort de l’armée dans le processus de paix. « Aucune perspective militaire ne peut garantir la stabilisation du pays », a déclaré Guiseppe Conte, chef du gouvernement italien, lors de sa rencontre avec son homologue libyen. Ce dernier a par ailleurs émis le souhait de rencontrer l’autre partie pour l’inviter à la table du dialogue.

L’Allemagne, qui fait du cessez-le-feu sa priorité, penche plutôt du côté d’Al Sarraj. C’était d’ailleurs la seule puissance européenne à s’être opposée à l’intervention internationale de 2011 sur le territoire libyen, qui a conduit à la chute du Guide libyen Mouammar Kadhafi et plongé le pays dans une situation de crise qui dure depuis 8 ans maintenant.

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