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///   Méditerranée : FEMISE table sur le secteur privé et l'innovation pour atteindre le développement durable

par Camille Dubruelh le
Événement phare du réseau FEMISE, la conférence annuelle se tient cette année à Bruxelles les 13 et 14 juin. L’une des sessions plénières sera consacrée au secteur privé, au développement et à l’innovation dans les pays de la Méditerranée, un thème sur lequel les chercheurs du think tank ont consacré de nombreuses études.

"Les objectifs de développement durable sont un appel à l’action de tous les pays – pauvres, riches et à revenu intermédiaire – afin de promouvoir la prospérité tout en protégeant la planète". C’est pour répondre à ces objectifs de l’ONU que le réseau FEMISE a choisi de consacrer sa conférence annuelle au développement durable, les 13 et 14 juin à Bruxelles.

Pour s’avérer durable, le développement doit-être aussi économique et basé sur l’innovation, afin de garantir aux populations bien-être et amélioration de la qualité de vie. Mais l’instabilité socio-économique résultant de la vague de protestations en 2011 a mis en exergue les vulnérabilités des économies Sud-Med et a rappelé que les taux de croissance précédents 2011 ne reflétaient pas un développement réel”, note le réseau FEMISE.

"Malgré un progrès dans leurs transformations structurelles et dans la diversification de leurs économies, beaucoup de pays Sud-Med reposent toujours sur leurs secteurs primaires, leurs matières premières, leurs secteurs agricoles etc”.

L'innovation, trop timide dans la région MENA

Pour apporter des réponses à ces défis et aider à la transition vers des économies durables, FEMISE a choisi de consacrer l’une de ses sessions plénières, plateformes pour le dialogue d’experts et de décideurs, au thème “Secteur privé, développement et innovation”.

Sur ces questions, les chercheurs du think tank s’y sont déjà penchées. Au diapason, ils s'accordent à dire que dans le contexte mondial, la compétitivité des économies ou encore la croissance de ces dernières passent en partie par l'innovation. "La région Méditerranée n'échappe pas à cette vague internationale sur la question de l'innovation" précise Maarouf Ramadan, chercheur et professeur à Kedge Buisness School (Marseille).

 

Mais pour l’instant, l’innovation dans les pays MENA est encore trop timide, et ce alors même qu’elle pourrait apporter des solutions à des économies stagnantes.

"Malgré leur existence dans plusieurs pays Sud-Med, les Système Nationaux d’Innovations (SNI) sont encore naissants. Les exportations du secteur des hautes technologies représentent moins de 4.5% des exportations totales de produits manufacturés (contre 11% en Amérique Latine), et les pays se trouvent toujours en bas du classement de l’Indice Global d’Innovation", déplore le think tank.

Une solution aux problèmes réccurrents de la région

Les chercheurs du réseau en sont pourtant persuadés : l’innovation serait une manière de trouver des solutions à des problèmes récurrents, tels que le chômage endémique.

L’innovation et l’entrepreneuriat contribuent à l’autonomie de la société. La question est de savoir comment pouvons-nous commencer à devenir des créateurs de richesse et ce en suivant nos propres critères ?, s’était notamment interrogé la Princesse Sumaya Bint El Hassan de Jordanie, lors d’un événement coorganisé par FEMISE à Amman.

Pour répondre à cette interrogation, les chercheurs du FEMISE lanceront officiellement lors d’une session plénière à Bruxelles le Rapport EuroMed 2019 du FEMISE. Celui-ci fera le point sur la situation du secteur privé dans les pays méditerranéens et permettra de mieux comprendre ses principaux facteurs de blocage et d’analyser les potentialités offertes par l’entreprenariat social pour répondre à l’impératif d’une croissance plus inclusive.

Le rapport, coordonné par Patricia Augier (Présidente du Comité Scientifique de l’Institut de la Méditerranée, Co-coordinatrice et Présidente du Comité Scientifique du FEMISE) essaiera donc d’apporter des éléments de réponse aux questions suivantes : Comment ont évolué les pays méditerranéens depuis le lancement du Processus de Barcelone ? Pourquoi la croissance a-t-elle été en deça des attentes ? Quel rôle peuvent jouer les Banques Centrales pour rendre le secteur privé plus dynamique ? Comment les pouvoirs publics peuvent-ils contribuer au développement de l’entreprenariat social ?

A Bruxelles, lors de cette session, comme pour les autres plénières, les objectifs seront pluriels. Outre dresser un inventaire des progrès accomplis par les pays sud-méditerranéens, il s’agira de mettre en lumière les défis principaux auxquels est confrontée la région, et ce afin de pouvoir proposer une feuille de route d’actions. C’est ce que permettra le dialogue entre haut-fonctionnaires européens, représentants de ministères du Sud de la Méditerranée, opérateurs privés et académiques des deux rives présents à la conférence.

L'ensemble des travaux du FEMISE sont à retrouver ici

La note conceptuelle de l’évènement est disponible ici.

Article réalisé en partenariat avec FEMISE

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