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///   Libye : encore un espoir de discussion entre Haftar et Ghassan Salamé

par Rédaction Ecomnews Med le
Alors qu’on croyait à l’effritement des relations entre Khalifa Haftar et l’émissaire de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé, les deux parties ont décidé de poursuivre les négociations. Le point avec Ecomnews Med.

Les négociations pour sortir la Lybie du bourbier de la guerre civile seraient sur de bons rails. C’est en tout cas ce que l'émissaire de l'ONU pour le pays, Ghassan Salamé, a assuré le mardi 28 mai à nos confrères de France 24, alors que l’on évoquait une rupture de dialogue avec le maréchal Haftar dans le conflit qui oppose ce dernier au gouvernement Fayez al-Sarraj. 

Un malentendu majeur dans les négociations a été dissipé

Selon des sources concordantes, c’est un « malentendu » portant sur le contenu du récent rapport de l’émissaire onusien remis au secrétaire général des Nations Unies qui a conduit à la rupture des négociations entre Ghassan Salamé et le maréchal Haftar. En effet, pour ce dernier, le rapport n’écartait pas le scénario de la partition du pays, le poussant à hausser le ton envers M. Salamé qu’il a qualifié de « médiateur partial ».

Suite aux déclarations de l’homme fort de l'Est de la Lybie, l’émissaire de l’ONU a apporté quelques éclaircissements dans une interview accordée France 24, où il a expliqué que le maréchal « avait été mal informé sur le texte ». Et de poursuivre : « M. Haftar a eu l'occasion de relire le texte et de voir que c'est un texte exactement factuel ». Depuis, les choses sont rentrées dans l’ordre et le maréchal aurait demandé la poursuite de la médiation pour permettre à la Lybie de retrouver la voie de la stabilité après de longues années de conflit.

Plus de 500 morts depuis l’offensive d’avril

La situation actuelle de la Lybie est la résultante de luttes intestines pour le pouvoir depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. L’instabilité sécuritaire est exacerbée par les milices régionales lourdement armées, mais aussi par l’implantation encore mal évaluée de l’Etat Islamique, qui semble renaître dans le pays après la perte de ses derniers bastions syriens.

Des milliers de personnes ont payé un lourd tribut du conflit armé interne qui sévit en Libye, auxquels il faudra ajouter un peu plus de 500 morts et environ 2 500 blessés suite à l’offensive des partisans de Khalifa Haftar contre Tripoli début avril 2019, selon l’ONU. Rappelons que le maréchal a rejeté une première proposition d’Emmanuel Macron, pour la résolution du conflit.

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