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///   La proposition de Fayez al-Sarraj : une sortie de crise pour la Libye ?

par Rédaction Ecomnews Med le
Malgré l’offensive lancée par le Maréchal Haftar contre ses troupes, le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj propose « un forum de réconciliation ».

Soutenu par la communauté internationale, le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj a convoqué le 16 juin une conférence pour mettre fin au conflit armé qui déchire son pays. Lors d'une intervention télévisée diffusée sur la chaîne Libya Al-Wataniya, il a proposé que cette réunion soit organisée sous l'égide des Nations Unies. 

Juguler le conflit armé en Libye reste la priorité de Fayez al-Sarraj

Partagée entre un gouvernement « faible » reconnu par l'ONU à l'ouest et le Maréchal Khalifa Haftar, dont l'armée nationale libyenne autoproclamée détient l'est et une grande partie du sud, la Libye est au bord du chaos. Conscient de la gravité de la situation qui, selon lui, « risque de déclencher une guerre civile comparable à celle de 2011 », M. al-Sarraj a proposé un « forum libyen » pour aboutir à une solution pacifique avec des discussions conduisant à l'élaboration d'une feuille de route pour les élections législatives et présidentielles prévues avant fin 2019.

Dans son discours, le Premier ministre a indiqué que tous les Libyens qui « appellent à une solution pacifique et démocratique » participeraient aux négociations, avant d'ajouter qu'il n'y aurait « pas de place pour ceux qui cherchent la tyrannie et la dictature », tout en demandant le soutien des Nations Unies à son initiative. Enfin, l'ancien architecte et homme d'affaires a exigé une enquête internationale sur les présumés « crimes de guerre et crimes contre l'humanité », en référence à l’offensive du Maréchal Haftar qui a fait 650 morts.

Les réactions à la proposition du Premier ministre sont mitigées

Les réactions au plan d’action proposé par le Président du Conseil présidentiel du gouvernement de réconciliation national, Fayez al-Sarraj, ont été assez contrastées. La première a été celle de l’Union Européenne qui s’est félicitée de cette initiative, estimant qu’il s’agissait là d’un pas dans la bonne direction pour faire avancer le processus politique à Tripoli. L’UE a par ailleurs réitéré son soutien au peuple libyen dans sa quête d’une paix durable.

Khalid Al Mahgoub, général de Brigade et directeur du Département de l'orientation morale des forces armées, a quant à lui souligné qu’aucun progrès ne pourra être réalisé en la présence de poches terroristes dans le pays.

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