Suivez aussi
l'actualité du Sud de la
France sur le
Twitter de @ecom_news
INFORMATIONS NATIONALESACTUALITÉECONOMIEENTREPRISESEMPLOIPOLITIQUEDÉCIDEURS

///   Libye et Zone Continentale de Libre Échange au menu du sommet de l’Union Africaine

par Rédaction Ecomnews Med le
Les 7 et 8 juillet derniers, 4 500 délégués et 32 présidents africains se sont réunis au Sommet de l'Union africaine (UA) à Niamey, capitale du Niger. Cette réunion a été l'occasion de lancer officiellement la Zone Continentale de Libre Échange (ZLECAf), après des discussions engagées depuis 2012. Une décision qualifiée « d'historique » par le président du pays hôte Mahamadou Issoufou. L'occasion également d'évoquer la situation en Libye, un dossier dont l'UA veut s'emparer.

Sur les 55 Etats membres de l'Union africaine, 53 ont signé l'accord sur la « ZLECAf ». Dernier en date : Le Nigeria. Après des années de réticence, le président nigérian Muhammadu Buhari a annoncé que son pays rejoignait ce projet à la suite de « multiples concertations avec des spécialistes locaux ». Lagos justifie sa longue hésitation par la crainte que la ZLEC n'entraîne un flux massif d'importations en provenance d'Europe, d'Asie et de Turquie, ce qui pourrait compromettre la fragile économie du continent.

L'UA estime, quant à elle, qu'une telle approche augmentera le commerce intra-africain de 60% d'ici 2022, et doublera la vitesse à laquelle l'économie du continent évolue.

Parmi les mesures clé de cet accord (auquel seuls le Bénin et l'Erythrée s'opposent encore) figure l'abolition des droits de douane sur un certain nombre de produits, à condition qu'ils remplissent une liste de critères pour être considérés « made in Africa ».

Les Chefs d’Etats présents et leurs représentants ont également discuté de la possibilité de mettre en place un passeport africain, de la libre circulation des personnes, ainsi que des perspectives de développement du projet « Open Sky », initié lors du précédent sommet tenu à Addis Abeba.

La Libye divise 

La situation préoccupante en Libye et au Sahel étaient également à l'ordre du jour. À ce titre, les participants ont condamné à l'unanimité le bombardement d'un camp de migrants près de Tripoli, perpétré par les troupes du maréchal Hafter et qui a fait 53 morts. Mais le dossier peine à rassembler.

Et pour cause, l'Egypte, soutien du maréchal Haftar, est peu encline à laisser l'UA se saisir du dossier. Le président égyptien Al Sissi a même décidé de bouder la réunion sur le sujet , préférant se faire représenter, au dernier moment, par son ministre des Affaires étrangères. L'UA proposera rapidement l'envoi d'un émissaire conjoint avec l'ONU en Libye, mais pour quels résultats ? Dossier à suivre . 

 

0 commentaire SE CONNECTER
Pour commenter cet article il faut être loggé.