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///   Libye : Le pétrole source de toutes les convoitises et enjeux politiques

par Denys Bédarride le
Le 17 septembre 2019, l’Autorité de contrôle administratif (ACA) a rejeté l’acquisition de la part américaine de Marathon Oil par Total et la Compagnie pétrolière nationale (NOC) de Tripoli a condamné la tentative de division de Brega Petroleum Marketing Company et prévient du risque de partition de la Libye.

Dans un communiqué publié mardi 17 septembre 2019, l’Autorité de contrôle administratif (Administrative Control Authority - ACA) a appelé le Président du conseil présidentiel (PCP) à empêcher l’acquisition de la part américaine de Marathon Oil par la société française Total, au motif qu’« elle mettrait en péril l'intérêt public et porterait préjudice à la destinée du peuple libyen ». Elle a aussi exhorté le PCP à organiser une réunion d'urgence avec le Bureau de l'audit, l'Autorité de contrôle administratif, la National Oil Corporation (NOC) et la Banque centrale de Libye (CBL), afin de formuler des propositions appropriées sur ce sujet.

Le 19 septembre 2019, la Compagnie pétrolière nationale (NOC) de Tripoli a condamné la tentative de division de Brega Petroleum Marketing Company et prévient du risque de partition de la Libye.

Dans un communiqué publié jeudi 19 septembre 2019, la National Oil Corporation (NOC) condamne les tentatives de division de sa filiale Brega Petroleum Marketing Company (BPMC). En effet, depuis Benghazi, le conseil d'administration de BPMC a annoncé la séparation de BPMC de la NOC de Tripoli. Oussama Madi, un responsable de BPMC, a déclaré à la presse que la « séparation administrative » avait eu lieu à la suite de la décision de la NOC de restreindre les approvisionnements dans la région de l’est.

La NOC de Tripoli rejette les fausses allégations selon lesquelles les approvisionnements en carburant de la région de l’Est sont insuffisants. Selon Reuters, les approvisionnements en kérosène destinés aux entrepôts des aéroports du centre et de l'est du pays étaient tombés à environ 5,25 millions de litres en août 2019. La NOC souhaiterait empêcher que ce carburant soit utilisé par l’armée nationale Libyenne (ANL).

Par ailleurs, l’installation d’un nouveau réservoir de 500 000 barils par la société Harouge Oil Company (filiale de la NOC) permet d’augmenter les capacités de stockage pétrolier du port de Ras Lanuf à son plus haut niveau depuis 2016. Cela évitera les fermetures forcées de champs pétroliers, en particulier en hiver, qui peuvent perturber les opérations du port.

La société se prépare également à construire de nouveaux réservoirs et à remplacer ceux qui ont été endommagés lors d'opérations militaires en 2016.

Enfin, le président de la NOC, Mustafa Sanalla a demandé au gouvernement d'appliquer la résolution 642, adoptée le 24 octobre 2013, prévoyant une augmentation de 67% de la rémunération des travailleurs des secteurs du pétrole et du gaz. Les deux parties ont également discuté du statut du secteur pétrolier et gazier libyen, et notamment le fait que la NOC n'a reçu à ce stade que 58% de son budget approuvé pour 2019.

Sanalla a souligné que la NOC avait besoin de l'intégralité de son budget pour accroître sa capacité, ce qui stimulerait la croissance nationale et permettrait à la Libye de faire face à la volatilité du marché mondial.

Source : Service Economique Régional Tunisie / Libye – Ambassade de France en Tunisie

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