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///   Journée internationale de l’alimentation : la lutte contre la malnutrition, une priorité pour FEMISE

par Eric Emmanuel Galland le
La journée internationale de l’alimentation, qui a lieu chaque année le 16 octobre, permet d’attirer l’attention de la population sur la question de la sous-alimentation, qui frappe encore une grande partie de la population mondiale. Pour FEMISE, la lutte contre la malnutrition est l’une des priorités. Nous avons rencontré des membres et des partenaires de l’organisation qui proposent des solutions pour lutter contre la faim.

Malgré les progrès des techniques agricoles et de conservation des aliments, une grande partie de la population mondiale souffre encore de malnutrition. Depuis sa première édition en 1981, la Journée mondiale de l’alimentation, portée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), vise à sensibiliser la population sur la question de la malnutrition et à soutenir les actions améliorant les rendements agricoles dans les pays où sévit la famine.

L’urbanisation galopante et les changements climatiques observés ces dernières années sont autant de contraintes qui pèsent sur les rendements agricole, tandis que l’explosion démographique augmente les besoins. L’eau et la nourriture sont à la base de la vie et de nombreux problèmes découlent de leur rareté.

La question de la malnutrition est au coeur des actions du FEMISE, réseau de chercheurs méditerranéen qui se penche sur cette question de la famine entre autres. Pour Constantin Tsakas, secrétaire général du FEMISE et délégué général de l'Institut de la Méditerranée : « Atteindre l’objectif « zéro famine » dans la décennie à venir reste possible à condition que nous agissions et unissions nos forces ».

Pourquoi la faim gagne du terrain ? 

Sophia Gerdes, membre de l'ONG Action Contre la Faim, souligne que, « bien que la prévalence de la sous-alimentation au niveau mondial stagne autour des 11% depuis 2013, le nombre de personnes souffrant de la sous-alimentation continue d’augmenter avec la croissance démographique. Cela concerne aujourd’hui près de 822 millions de personnes, un nombre que nous n’avions pas atteint depuis 2010 ».

Présdiente du Mediterranean Youth Climate Network, Hajar Khamlichi évoque les nombreuses causes expliquant la hausse de la malnutrition, notamment dans son pays d’origine. « Au Maroc, plus d'un million de personnes sont sous-alimentées. Comme partout ailleurs, les grands ennemis de la sécurité alimentaire sont la hausse du prix des denrées alimentaires engendrée par la spéculation, l’explosion de la consommation liée à la croissance démographique et les changements de climat, qui affectent le régime des pluies et les catastrophes comme la sécheresse et les inondations». 

Les conflits armés sont un facteur aggravant

Dans la région MENA, la hausse du nombre de personnes souffrant de malnutrition est en partie aggravée par les conflits armés qui frappent certains pays comme la Syrie. Les conséquences de ces violences se font également ressentir dans les zones où les populations viennent se réfugier.

« Les conflits sont la source de grands mouvements de population. Ces migrants sont souvent dans une grande précarité alimentaire et leur présence dans les communautés d’accueil met de la pression sur les aliments existant, ce qui peut les entrainer dans l’insécurité alimentaire », confirme Sophia Gerdes.

Les actions préconisées par FEMISE

Pour FEMISE, les programmes d’aide alimentaire sont efficaces pour résoudre des situations d’urgence mais ils ne sont pas suffisants pour éradiquer la famine sur le long terme. Les actions préconisées par le think tank visent notamment à augmenter les rendements agricoles dans les pays bordant la Méditerranée. « Cela peut se faire en donnant aux agriculteurs, des formations et des outils pour s’assurer qu’ils aient des rendements plus élevés. Cela peut également se faire en rendant les femmes des régions rurales plus autonomes. Si les agricultrices avaient le même accès aux ressources productives que les hommes, elles pourraient augmenter les rendements d’environ 30%, ce qui éloignerait 150 millions de personnes de la famine dans les pays du sud de la Méditerranée », précise Constantin Tsakas.

Ce 16 octobre, la Journée mondiale de l’alimentation est donc l’occasion de sensibiliser la population sur la question de la sous-alimentation et de valoriser les actions qui permettront de réduire le nombre de personnes souffrant de la faim. Et, pourquoi pas, d'aller plus loin vers l’objectif « zéro famine » à l’horizon 2030.

Articlé réalisé en partenariat avec Femise

 

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