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///   Libye : vers l’internationalisation du conflit…

par Rédaction Ecomnews Med le
La situation en Libye devient de plus en plus chaotique, amenant la communauté internationale à prendre position pour éviter une escalade irréversible. Depuis 2011 et la chute du régime de Mouammar Kadhafi, le chaos règne sur fond de guerre civile. Le 4 avril 2019, Khalifa Haftar, surnommé le « Maréchal », a lancé une offensive pour s’emparer de Tripoli, la capitale libyenne, actuel siège du Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU.

L’offensive du 4 avril dernier visant à prendre le contrôle de Tripoli par l’Armée Nationale Libyenne (ANL) commandée par le Maréchal Khalifa Haftar avait pour objectif de « nettoyer la région des groupes terroristes », selon les dires de l’homme fort de l’Est libyen.

L’action a déclenché une nouvelle guerre civile, la troisième depuis la chute de Kadhafi en 2011. La population est à nouveau victime du chaos et de l’insécurité, et les dommages collatéraux deviennent de plus en plus lourds, que ce soit en victimes humaines ou en dégâts dans les raffineries. Les combats et les raids s’intensifient de manière aléatoire, poussant les Libyens à tenter de fuir le pays par tous les moyens. Selon l’ONU, la guerre a déjà fait plus de 1 000 morts et 120 000 déplacés depuis avril.

 

Un conflit qui prend des allures internationales

Haftar peut en effet compter sur le soutien de puissants alliés comme l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis et l’Egypte dans sa lutte contre ce qu’il appelle « le terrorisme ». De son côté, le Président turc Recep Tayyip Erdogan prend position pour le gouvernement reconnu. Il a d’ailleurs reçu à deux occasions en un mois Fayez al-Sarraj, leader du Gouvernement libyen d'union nationale (GNA). Le président turc s’est même dit prêt à envoyer des troupes à Tripoli. « Nous protégerons les droits de la Libye et de la Turquie dans la Méditerranée orientale ».

D’autres agissent plus discrètement, comme la Russie qui dément la présence d’hommes armés russes en réponse aux déclarations de l’administration Trump. Si les Etats-Unis se sont montrés plutôt conciliants envers Haftar, lui reconnaissant un « important rôle en matière de lutte contre le terrorisme, et de sécurisation des ressources pétrolières de la Libye », les observateurs ont noté un revirement au lendemain de l’offensive sur Tripoli.

Les lignes bougent également dans la région. Après avoir affiché une neutralité totale dans le conflit, la Tunisie a effectué un déploiement militaire massif au niveau de ses frontières avec la Libye afin de parer à toute éventualité et en prévision d’un potentiel afflux des réfugiés libyens, dans un contexte où de nombreuses ONG dénoncent la course à l’armement des deux belligérants libyens. Selon un rapport de l’ONU, de nombreux pays auraient en effet enfreint l’embargo sur les armes en Lybie comme la Jordanie, la Turquie ou encore les Emirats Arabes Unis.

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