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///   Mohammed Ben Salmane, le nouvel homme fort d’Arabie Saoudite ?

par Karl Demyttenaere le
A 30 ans, il cumule les postes de ministre de la Défense, de directeur du cabinet royal et de président du Conseil des affaires économiques et de développement : Mohammed Ben Salmane est devenu une personnalité incontournable en Arabie Saoudite et au Moyen-Orient. Portrait.

MBS

Il veut transformer l’Arabie Saoudite et pourrait bien marquer de son empreinte toute la région : Mohammed Ben Salamane (surnommé « MBS ») est, à 30 ans, l’étoile montante du Royaume.

Ministre de la Défense, directeur du cabinet royal et président du Conseil des affaires économiques et de développement, il a dévoilé en avril l’ambitieux plan Vision 2030, censé diversifier l’économie saoudienne.

Changer l'économie

Outre des privatisations et des mesures de libéralisation de l’économie, ce plan prévoit la mise sur le marché d’un peu moins de 5% du groupe pétrolier Saudi Aramco. Le groupe public serait ainsi valorisé 2 000 milliards de dollars, soit une des plus importantes introduction en Bourse de l’Histoire.

Ces ressources permettraient la constituion d’un fonds souverain capable d’investir dans la technologie, les transports et l’industrie.

L’objectif est de diversifier l’économie saoudienne et lui donner une nouvelle dynamique. En effet, le déficit budgétaire saoudien a atteint 367 milliards de riyals (89 milliards d’euros) en 2015, soit 16% du PIB et le taux de chômage est de 11,6%. Conséquence : Moody’s a abaissé le note du royaume de Aa3 à A1.

Une situation inquiètante

La situation économique de l’Arabie saoudite est délicate, d’autant que les postes peu qualifiés du secteur privé sont encore majoritairement occupés par des étrangers, sans compter le taux d’emploi des femmes terriblement bas (18%). Pour preuve de ce climat particulier, par crainte de la contagion du Printemps Arabe en 2011, le Royaume avait déboursé 115 milliards de dollars.

Pour relever ces nombreux défis, "MBS" compte s’appuyer sur le cabinet américain de conseil McKinsey, à l’origine de la réforme du travail au Bahrein. Habile communiquant, le prince a donné en janvier une interview remarquée au magazine britannique de référence « The Economist ».

Même si il n’est que le numéro 2 dans l’ordre de succession, "MBS" dispose d’un atout majeur : il est le fils préféré du roi Salmane. Cependant, à trop être dans la lumière, le prince pourrait se brûler les aîles en s’exposant aux critiques et susciter les jalousies

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