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///   Baisse de la production de céréales en Algérie au premier semestre 2016

par Selim Ben Taziri Rosa le
L’Algérie a affronté un climat aride lors du deuxième semestre 2015. Les répercussions ont été limitées en raison de la baisse des cours mondiaux de céréales ayant allégé la facture d’importation de graines.

Blé

Pour la troisième année consécutive, la production céréalière algérienne a baissé. Cette baisse a été provoquée par la faible pluviométrie enregistrée par le pays.

Le pays a enregistré 11% de baisse de la production de blé tendre, dur et de l’orge, en raison de la sècheresse qui a frappé plusieurs régions céréalières. Parmi elles, Tébessa à l’est ainsi que les villes à l’ouest de l’Algérie dont Tiaret, Sidi belabbes, Chlef, Aïn Defla et Ain Temouchent.

Pendant la saison 2014/2015, 40 millions de quintaux de céréales ont été enregistrés contre seulement 33 millions de quintaux en 2016, soit une baisse de 7 millions.

L'impact du climat

La région ouest du pays est la plus touchée avec un recul de 40% de sa production. Le ministre de l’Agriculture a indiqué, lors d’une réunion d’évaluation du programme de la fête religieuse musulmane Aid El Adhha que la Wilaya de Tiaret est la ville la plus affectée. Ce n’est pas la sécheresse qui a anéanti cette ville, mais bien des gelées en-dessous de zéro degré. Cela a provoqué l'éclatement des plantes et accru les superficies sinistrées que compte cette ville.

Le directeur général de l’institut technique des grandes cultures, Omar Zaghouane a annoncé la perte d’un million d’hectares semés en céréales pour la campagne 2016. La cause étant le déficit hydrique enregistré durant l’hiver.

"Ce stress hydrique a fait que plus d'un tiers de la superficie ensemencée se trouve sinistré et perdu. Donc la production qui sera récoltée représente les deux tiers de la superficie semée laquelle est estimée à 3,3 millions hectares" souligne-t-il.

Bonnes nouvelles et solutions envisageables

En 2015, les importations algériennes de céréales ont coûté 3,43 milliards de dollars (,.07 milliards d’euros) à l’Etat. Cette année, la facture d’importation des céréales a baissé de 28.5%.

Cette hausse d’importations et baisse de la facture est due au recul des cours sur les marchés mondiaux des céréales. Cette situation arrange bien l’économie algérienne.

Cependant, suite à la période de sécheresse en début d’hiver dernier, le mois de février a permis de sauver la saison céréalière en enregistrant une récolte céréalière de qualité.

Afin de générer plus de céréales les prochaines années, réduire les risques et améliorer la qualité de la production, des mesures agricoles sont à envisager. Pour de nombreux observateurs, le ministre de l’agriculture doit se charger de l’irrigation d’appoint, de revisiter les techniques culturales simplifiées, d’améliorer la fertilité des sols et diversifier les rotations.

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    Djamel Ait Amrane - 10/01/2018 à 13h01
    Le pouls de la production céréalière est la région du Sersou avec Tiaret comme capitale. Tiaret, réputée la plus grande région de production du blé dur et des légumes secs (Lentille, pois chiche) se trouve confrontée depuis les années 80 a des phénomènes climatiques qui affectent sérieusement le rendement des cultures. Jadis, grenier de Rome, le Sersou a beaucoup perdu de cette réputation, depuis l'indépendance et la collectivisation de l'Agriculture (Révolution agraire), chère a Boumediène. Depuis, les choses ont tendance a s’améliorer avec, "la terre a celui qui la travaille", malgré l'existence des domaines autogérés qui disposent encore d'une partie laissée par colons Français et qui sont les meilleures. La configuration de la région de Tiaret située sur la frange nord des hautes plaines (1000m d'altitude en moyenne) et 400 a 500 mm/an de pluviométrie entrecoupée d’épisodes neigeux entre Janvier et la fin de Fevrier. Les terres sont de très bonne qualité surtout dans le Torriche région de Oued Lili, ex Diderot, Mechraa-Sfa ex Prevost Paradol Rahouia, ex Montgolfier, domaine de la terre noire que les colons n’hésitaient pas a lui donner le nom de 'Tchernosium" qui sont les terres fertiles d'Ukraine. Avoir une bonne terre ne suffit pas, encore faut il la travailler correctement. Pour en revenir a la baisse des rendements, la région est confrontée au stress hydrique du a une mauvaise répartition dans le temps de la pluviométrie. 500 mm/an n'a pas de sens si la pluie ne tombe pas au bon moment. Ajouté a cela les gelés tardives du printemps ou parfois l'inverse, coups de siroco a la fin Avril, car les moissons a Tiaret commencent la fin Juin début Juillet pour les blés et la fin Mai pour l'orge. A cela, les chutes de grêles en Mars- Avril , stade de l’épiaison, principalement dans le Sersou où il existe un couloir grelifère connu mondialement. L'avenir, n'arrange pas les choses sur le plan de la meteo, car tous ces phénomènes énumérés semblent devenir plus récurrents !
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    Djamel Ait Amrane - 10/01/2018 à 13h00
    Le pouls de la production céréalière est la région du Sersou avec Tiaret comme capitale. Tiaret, réputée la plus grande région de production du blé dur et des légumes secs (Lentille, pois chiche) se trouve confrontée depuis les années 80 a des phénomènes climatiques qui affectent sérieusement le rendement des cultures. Jadis, grenier de Rome, le Sersou a beaucoup perdu de cette réputation, depuis l'indépendance et la collectivisation de l'Agriculture (Révolution agraire), chère a Boumediène. Depuis, les choses ont tendance a s’améliorer avec, "la terre a celui qui la travaille", malgré l'existence des domaines autogérés qui disposent encore d'une partie laissée par colons Français et qui sont les meilleures. La configuration de la région de Tiaret située sur la frange nord des hautes plaines (1000m d'altitude en moyenne) et 400 a 500 mm/an de pluviométrie entrecoupée d’épisodes neigeux entre Janvier et la fin de Fevrier. Les terres sont de très bonne qualité surtout dans le Torriche région de Oued Lili, ex Diderot, Mechraa-Sfa ex Prevost Paradol Rahouia, ex Montgolfier, domaine de la terre noire que les colons n’hésitaient pas a lui donner le nom de 'Tchernosium" qui sont les terres fertiles d'Ukraine. Avoir une bonne terre ne suffit pas, encore faut il la travailler correctement. Pour en revenir a la baisse des rendements, la région est confrontée au stress hydrique du a une mauvaise répartition dans le temps de la pluviométrie. 500 mm/an n'a pas de sens si la pluie ne tombe pas au bon moment. Ajouté a cela les gelés tardives du printemps ou parfois l'inverse, coups de siroco a la fin Avril, car les moissons a Tiaret commencent la fin Juin début Juillet pour les blés et la fin Mai pour l'orge. A cela, les chutes de grêles en Mars- Avril , stade de l’épiaison, principalement dans le Sersou où il existe un couloir grelifère connu mondialement. L'avenir, n'arrange pas les choses sur le plan de la meteo, car tous ces phénomènes énumérés semblent devenir plus récurrents !
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    Djamel Ait Amrane - 24/02/2017 à 10h13
    Le pouls de la production céréalière est la région du Sersou avec Tiaret comme capitale. Tiaret, réputée la plus grande région de production du blé dur et des légumes secs (Lentille, pois chiche) se trouve confrontée depuis les années 80 a des phénomènes climatiques qui affectent sérieusement le rendement des cultures. Jadis, grenier de Rome, le Sersou a beaucoup perdu de cette réputation, depuis l'indépendance et la collectivisation de l'Agriculture (Révolution agraire), chère a Boumediène. Depuis, les choses ont tendance a s’améliorer avec, "la terre a celui qui la travaille", malgré l'existence des domaines autogérés qui disposent encore d'une partie laissée par colons Français et qui sont les meilleures. La configuration de la région de Tiaret située sur la frange nord des hautes plaines (1000m d'altitude en moyenne) et 400 a 500 mm/an de pluviométrie entrecoupée d’épisodes neigeux entre Janvier et la fin de Fevrier. Les terres sont de très bonne qualité surtout dans le Torriche région de Oued Lili, ex Diderot, Mechraa-Sfa ex Prevost Paradol Rahouia, ex Montgolfier, domaine de la terre noire que les colons n’hésitaient pas a lui donner le nom de 'Tchernosium" qui sont les terres fertiles d'Ukraine. Avoir une bonne terre ne suffit pas, encore faut il la travailler correctement. Pour en revenir a la baisse des rendements, la région est confrontée au stress hydrique du a une mauvaise répartition dans le temps de la pluviométrie. 500 mm/an n'a pas de sens si la pluie ne tombe pas au bon moment. Ajouté a cela les gelées tardives du printemps ou parfois l'inverse, coups de siroco a la fin Avril, car les moissons a Tiaret commencent la fin Juin début Juillet pour les blés et la fin Mai pour l'orge. A cela, les chutes de grêles en Mars- Avril , stade de l’épiaison, principalement dans le Sersou où il existe un couloir grelifère connu mondialement. L'avenir, n'arrange pas les choses sur le plan de la meteo, car tous ces phénomènes énumérés semblent devenir plus récurrents !
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